A l’occasion de leur venue en concert à Paris (Le Point Ephémère) mardi 20 octobre, retour en cinq albums sur la carrière de Swell.
Catégorie : Dans le rétro
Trente ans de brumes, de bandes magnétiques fatiguées et de messages cachés. Avec « Inferno », sorti au printemps, les frères écossais signent leur chef-d’œuvre. Retour sur cinq albums qui ont hanté nos nuits.
Elle a 87 ans. Elle n’a jamais rien fait comme les autres. Son compagnon et compositeur, Areski Belkacem, est mort en juin. Elle, elle continue. Retour sur cinq disques pour ne pas mourir conne. Et qui racontent un parcours sans équivalent.
Labradford, c’est l’évanescence érigée en art. Trio américain originaire de Richmond, Virginie, formé par Mark Nelson, Carter Brown et Robert Donne, ils ont redéfini le post-rock dans les années 90 en lui retirant ses derniers atours rock. Loin des envolées lyriques d’un Mogwai ou des compositions mathématiques d’un Tortoise, Labradford a déployé un art du murmure et de la lenteur, où chaque note semble suspendue dans l’espace.
Dans les années 80, alors que le rock français oscille entre la new wave synthétique et l’héritage post-Téléphone, L’Affaire Louis’ Trio apparaît comme un OVNI pop à l’élégance décalée.
Chez Bill Callahan, le brouillard n’est pas un accident météorologique : c’est une position morale. Une manière d’écrire et d’enregistrer à contre-jour, en refusant la transparence comme la confession.
Falkirk, Écosse, milieu des années 90. Aidan Moffat et Malcolm Middleton bricolent leurs premières chansons avec peu de moyens, beaucoup de guitares, une boîte à rythmes et l’envie manifeste de ne surtout pas ressembler aux groupes qui remplissent alors les pages de la presse musicale britannique.
Il aura fallu du temps pour écouter Alice Coltrane pour ce qu’elle est, et non pour ce qu’elle représentait dans l’histoire déjà écrite du jazz. Longtemps située dans un après (après John, après le free, après l’âge d’or), sa musique s’impose aujourd’hui autrement : non comme un chapitre marginal ou spirituel, mais comme un lieu durable, un espace dans lequel revenir.
Certains groupes marquent leur époque à grands coups de guitares distordues et d’attitude tapageuse, et d’autres, dans un murmure, impriment leur empreinte dans l’inconscient collectif. The Sundays font indéniablement partie de la seconde catégorie.
Loin des arenas, des stades et des gros festivals, certains groupes vivent dans l’ombre, chéris par une poignée d’initiés, oscillant entre malchance, discrétion et fulgurances artistiques. The Apartments fait partie de ceux-là. Fondé en 1978 à Brisbane, Australie, par Peter Milton Walsh, le groupe s’est forgé une réputation culte avec une discographie clairsemée mais d’une intensité bouleversante.
