Depuis leurs débuts à Düsseldorf au milieu des années 90, Mouse on Mars, duo formé de Jan St. Werner et Andi Toma, navigue entre techno, IDM, ambient et expérimentations sonores. Toujours à la frontière entre la rigueur allemande et le chaos organique. Leur musique, à la fois cérébrale et tactile, semble dialoguer avec le monde numérique autant qu’avec le vivant.
Catégorie : Dans le rétro
Né William Paul Borsey Jr en 1950, comme Stevie Wonder et la guerre de Corée, Willy DeVille c’était une silhouette élégante, un regard brûlant et une voix rocailleuse, trempée dans la nuit et les excès. Un artiste inclassable, baladé entre rock, blues, soul et influences latines, qui n’a jamais eu le succès qu’il méritait, mais dont l’aura demeure intacte. Retour sur six albums essentiels de cet esthète de la marge.
Certains groupes marquent l’histoire du rock, d’autres la pulvérisent. The Stooges, surgis du Detroit des années 60, n’ont laissé derrière eux que trois albums (du moins à leur époque), mais ont gravé leur nom en lettres de feu et de bruit. Iggy Pop, leader possédé, et ses acolytes ont redéfini la sauvagerie sonore, annonçant le punk bien avant qu’il ne prenne son nom. Entre guitares abrasives, performances autodestructrices et un mépris total des conventions, The Stooges ont incarné la révolte à l’état brut. Retour sur une discographie aussi courte qu’essentielle.
A l’occasion de leur venue à Paris-L’Elysée Montmartre en le 5 juin 2026, on rembobine l’histoire de Cabaret Voltaire, un qui ne se contente pas d’écrire des chansons mais a inventé des langages. Des groupes dont la trajectoire ne se lit pas en ligne droite, mais en éclats : fragments d’expérimentation, tensions politiques, bricolages sonores et coups d’éclat électroniques. Cabaret Voltaire fait partie de ceux-là. Groupe-phare de la musique industrielle, puis de l’électro avant l’heure. À travers collages sonores, manipulations de bandes et pulsations mécaniques, Cabaret Voltaire n’a cessé d’expérimenter, influençant une lignée entière d’artistes, de Nine Inch Nails à Aphex Twin.
Manchester, 1976. Entre les usines qui crachent leur grisaille et la fureur punk qui explose, quatre jeunes gars montent un groupe. Ils s’appellent Warsaw d’abord, puis prennent un nom plus ambigu, plus marquant : Joy Division. Un nom qui claque et qui dérange, inspiré des bordels de l’Allemagne nazie où les prisonnières étaient réduites en esclavage sexuel. Déjà, la marque d’un groupe qui veut mettre l’histoire et la douleur en musique.
Dans les années 90, alors que la britpop explose en plein vol avec Oasis et
Si l’on devait cartographier le paysage musical du post-rock, Tortoise en serait l’une des figures de proue. Fondé à Chicago en 1990 par Doug McCombs et John Herndon, le groupe s’est imposé par sa capacité à déconstruire les codes du rock traditionnel pour le fondre dans un alliage complexe de jazz, de dub, de musique électronique et de minimalisme expérimental.
Depuis les débuts dans l’underground new‑yorkais jusqu’aux affluents du rock alternatif globalisé, Sonic Youth a toujours cultivé un paradoxe : transformer le chaos sonore en une expression intense et élégante. Guitares préparées, détunings, dissonances assumées et mélodies cachées : leur art est né au carrefour de l’expérimental et du populaire. Voici cinq jalons indispensables pour saisir leur trajectoire.
Le nouvel album de Suzanne, « Flying With Angels » sortira le 2 mai (Cooking Vinyl/Wagram), l’occasion pournous de jeter un coup dans le rétro. Née en 1959 en Californie mais élevée à New York, Suzanne Vega s’est imposée comme l’une des voix les plus singulières du folk contemporain.
Le monde de la musique vient de perdre un de ses plus grands architectes du
