Sur son deuxième album, Cola transforme le post-punk en exercice de style subtil : rigueur, textures inattendues et ironie lettrée s’y mêlent pour créer une musique tendue, épurée et profondément vivante.
Étiquette : 2024
À 70 ans, Kim Gordon ne regarde pas en arrière. Plutôt que de s’installer dans le confort d’un héritage rock, elle façonne le bruit du futur avec « The Collective », un album où trap déconstruite, spoken-word spectral et beats industriels s’entrechoquent. Loin des guitares noisy de Sonic Youth, elle explore un territoire abrasif, radical, où chaque son semble taillé au scalpel.
En 2024, plus personne ne balance d’album sans prévenir. Tout est millimétré, orchestré, marketé. Tout, sauf J. Cole. Le 5 avril, zéro promo, aucun teasing : « Might Delete Later » débarque comme un coup de poing sur la table. Un projet spontané, brut, peut-être même improvisé. Le rappeur de Fayetteville, souvent perçu comme perfectionniste, laisse cette fois couler la sauce sans filtre, sans vernis, comme un carnet de rimes jeté sur un beat.
Peter Perrett revient avec « The Cleansing », un double album où il observe la rédemption d’un œil cynique, entre rage maîtrisée et élégance brisée. Son songwriting acéré et sa voix lasse transforment l’illusion du pardon en un cri d’amertume absolue, porté par une production somptueuse où chaque note tranche comme un rasoir.
Quand le jazz et le classique ne font plus qu’un : avec « Après Fauré », l’Américain Brad Mehldau poursuit son exploration des frontières musicales et prouve, une fois encore, que son piano est un pont entre les époques et les styles.
