Après l’hiver, l’été. En 1999, « Elegiac Cycle » était un disque d’hiver. Un an plus tard, avec « Places », Brad Mehldau ouvre les fenêtres.
Étiquette : Brad Mehldau
Quand le jazz et le classique ne font plus qu’un : avec « Après Fauré », l’Américain Brad Mehldau poursuit son exploration des frontières musicales et prouve, une fois encore, que son piano est un pont entre les époques et les styles.
Brad Mehldau revisite Nick Drake en version trio piano-basse-batterie, sur son album « Songs ». Une réinvention aérienne de ce classique folk, minimale dans la forme et empreint mélancolie.
D’un côté, le saxophoniste majeur de sa génération, Joshua Redman, et de l’autre le pianiste romantique et technique par excellence, Brad Mehldau. Les deux sont ici captés sur la scène du festival de jazz de Marciac en 2011.
On a déjà tout dit ou presque sur le pianiste américain Brad Mehldau lors des sorties de ses précédents albums (« Progression », « Largo ») : la subtilité de son jeu, l’inspiration, l’invention, son romantisme échevelé, son goût pour l’improvisation et les reprises pop.
Apparu dans les années 90 à la faveur d’un joli contrat discographique sur l’honorable label
Epiphanies : Sur ton premier album, « Elegiac cycle », les titres sonnaient « classique » (on a même parlé de l’influence de Fauré). « Live in Tokyo » est plus basé sur ta passion pour la pop music ?
Brad Mehldau « Live in Tokyo », 1 CD (Nonesuch/Warner), 2004
Au delà des chapelles, le pianiste américain Brad Mehldau réconcilie les publics du jazz et de la pop music. Une oeuvre salutaire en ces temps de cloisonnements. Et qui sied bien à ce musicien aux idées larges, qui refuse tout sectarisme.
Si le génie, chez un artiste, consiste à savoir se renouveler sans cesse, alors oui, l’américain Brad Mehldau a bien du génie. Enregistré sous la houlette du producteur pop Jon Brion, « Largo » (le nom de la salle de Los Angeles où se produisait ce dernier) risque de déconcerter ceux qui ne voient en Mehldau qu’un romantique fragile et maniéré.
