Voici l’album-événement de ce début 2003 : Stupeflip a fait la couverture des Inrocks en compagnie de Michael Youn, et s’affiche un peu partout … Même à la télé, de « Top of the Pops » à « Paris Dernière ». En janvier 2002, c’était Electric Soft Parade qui avait ce même rôle de mettre en émoi la presse. A croire que la major BMG s’en soit fait une spécialité. Exit les petits prodiges rock de Brighton (qu’est-ce qu’ils deviennent au juste ?), place à un trio parisien : Stupeflip, dont Le Mouv’ a matraqué « J’fume pu d’shit » depuis l’année dernière.
Étiquette : France
F Communications a eu la bonne, la très bonne idée de compiler sur disque les musiques de défilés de mode composées par Jean-Philippe Verdin (aka Readymade FC), pour Hedi Slimane, créateur travaillant pour la griffe Dior, à savoir « Flexion » et « F. me. »
Kat Onoma a été viré par EMI. La major connaît des difficultés et a rendu leur contrat à de nombreux artistes, dont Rodolphe Burger et sa bande. Heureusement, le strasbourgeois récupère dans l’affaire le plus précieux : ses albums. Ce précieux trésor de guerre lui a permis de constituer son label, Dernière Bande : bande magnétique ? bande copains ? ou les deux ?
Jack de Marseille livre une techno-house sombre et stratifiée, loin des clichés easy-listening. De l’ouverture sensuelle « You Make Me Feel So Good » aux touches reggae de « Feelin’ It », l’album explore dub et acidité, affirmant la singularité d’un vétéran de l’électro française.
Que ceux qui regrettent la bizarrerie disparue de « La Fossette », premier album de Dominique A, se réjouissent : si ces albums solos, désormais, empruntent des chemins rock et chanson de plus en plus balisés, de mieux en mieux contrôlés au niveau dérapage, en revanche ce disque, enregistré avec Oslo Telescopic, regorge de trouvailles dignes du minimalisme de « La Fossette », et de la radicalité de « Remué ».
Courez le dire autour de vous : RTL, le week end, c’est branché ! Et cette branchitude
On prend des nouvelles du futur, avec le concept album du collectif français General Dub. En février 2066, l’Amérique du Nord (USA et Canada) a disparu. Une carte (ambiance jeu de rôle) insérée dans le livret du CD le prouve.
Pour qui a découvert Tue-Loup sur son premier album et en est resté là (c’est le cas de votre serviteur), « Penya », troisième album du groupe, a de quoi surprendre.
Alchimiste du verbe et du son, Bashung nous propose de céder à « L’Imprudence », un opus qui se dérobe aux conventions comme une ombre fuyante dans la nuit. Son onzième album est une plongée abyssale dans des eaux sonores troubles, où chaque note semble suinter d’une mélancolie poisseuse, une mélancolie qui colle à la peau et s’insinue sous les ongles. Bashung nous entraîne dans un voyage sonore où chaque morceau est une escale vers l’inconnu. A la fois tentant et flippant.
