Non, vous ne rêvez pas. L’hebdomadaire « Télérama », qui parle de rock mais n’est pas tellement suspect de « rock’n’roll attitude » à la Hallyday, consacre un numéro entier à notre Jojo national, à l’occasion de ses soixante ans.
Étiquette : France
Pierre de Bethmann Quintet « Ilium » (Effendi Records/Naïve)
Le minimalisme en majesté. Bed confirme qu’il maîtrise l’art du dépouillement. Huit titres ciselés où chaque note compte, entre pop jazzy et mélancolie assumée, tissent une atmosphère propice à l’introspection et à la rêverie. Fidèle à sa formule délicate, l’artiste offre une nouvelle démonstration d’élégance musicale, où tout semble suspendu entre clarté et retenue.
Une fête qui perd son souffle en chemin.
Dans un shaker, mélanger Kraftwerk, Hot Butter (vous vous rappelez, « Popcorn » ?), ou P.Lion (particulièrement sur le titre « Virtual Sex Lounge »), la fièvre du samedi soir, reliez les dancefloors de new-yorks aux sons indus de Berlin, poussez les meubles, prévenez les voisins. Ce soir, on danse chic et fun avec le trio toulousain The Eternals (Dirty Ali, Funky Farid et Monsieur Club). Le problème, c’est que le côté chic ne dure qu’un temps, pour ne laisser la place qu’au fun, puis au moins fun.
Bref, tout n’est pas recommandable sur ce disque : « Birthday In The Stars » évoque Charlie Oleg ou la musique de karaoké (heureusement que c’est un morceau court). Voilà le petit problème de cet album : quand on en est arrivé à la moitié, on se demande s’il ne s’agit pas d’une vaste parodie… On se dit, au bout d’un moment : « Bon sang mais c’est bien sûr ! Henri Bellolo (le producteur des Village People) et le fantôme de Jacques Moralli (paix à ses cendres) sont venus nous faire un canular ! » Cette pensée rend fâcheuse l’écoute de la deuxième moitié du disque. Le coeur n’y est plus. On s’ennuie. Ne faites pas comme nous, et gagnez du temps.
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The Eternals « Astropioneers », 1 CD (Capitol), 2003
Après leur très réussi « Cinématique » sorti l’an passé, nous constatons sur cette nouvelle livraison du duo Joan Cambon – Sylvain Chauveau que rien n’a changé. Tant mieux. Arca continue à creuser la même veine : celle d’une électronique grand format, ouverte à tous les horizons, prête à la découverte. Ici, les « Angles » sont arrondis, et comment !
Un premier album prometteur, à l’électronique maîtrisée, flirtant avec le dub et l’ombre des maîtres de Bristol.
Une bande-son futuriste et immersive, où les médias s’affrontent dans un univers dystopique à la tension constante.
Pineapple Corner : un projet français à l’ambiance résolument anglaise, où breakbeat, nu-jazz et une production soignée plongent l’auditeur dans une époque où le son Mo’ Wax régnait en maître.
Stéphane Dri alias Scan X offre avec cet album un retour aux sources de la techno, vibrant hommage aux années F Comm. Une œuvre à la fois puissante et émotionnelle, qui ravive le plaisir des découvertes d’antan tout en affirmant une crédibilité indiscutable.
« Toutes les nouvelles parlent d’hier » annonce la première chanson de cet album qui s’appelle… « Des
