À l’occasion de leur venue en concert à Paris (Le Trianon) samedi 10 octobre 2026, retour sur l’un des meilleurs albums de 2011. Voire des années 2000 en général.
Étiquette : musique
Après une décennie égarée dans l’auto-tune, Kurt Wagner revient à l’os, escorté d’un banjo inattendu.
Une reprise électronique des Smiths, bricolée à Berlin à la fin des années 90. Étrange, mélancolique et toujours aussi irrésistible.
Un trésor liquide, un album qui vous avale doucement avant de vous recracher ailleurs, quelque part entre la surface et l’inconnu. N’oubliez pas de remonter et pensez à faire des paliers.
Labradford, c’est l’évanescence érigée en art. Trio américain originaire de Richmond, Virginie, formé par Mark Nelson, Carter Brown et Robert Donne, ils ont redéfini le post-rock dans les années 90 en lui retirant ses derniers atours rock. Loin des envolées lyriques d’un Mogwai ou des compositions mathématiques d’un Tortoise, Labradford a déployé un art du murmure et de la lenteur, où chaque note semble suspendue dans l’espace.
Pour décrire cet album, Pitchfork a dit qu’il est recommandé si vous aimez « Ptah, the El Daoud, Mwandishi, la musique comme force de guérison, la théosophie, un jazz essentiellement organique avec de temps en temps un petit synthé qui fait des gribouillis, des interprétations de Chick Corea et de Kendrick Lamar ». On pourrait ajouter : les nuits brumeuses de Los Angeles, Alice Coltrane, les voyages intérieurs et cette idée, assez ancienne dans le jazz, que jouer de la musique revient parfois à tenter de remettre le monde en ordre.
Plus qu’un simple label, Factory Records était une révolution culturelle. Fondé en 1978 à Manchester par Tony Wilson, Alan Erasmus et Peter Saville (aux pochettes légendaires), il a redéfini le post-punk et posé les bases de la new wave, du rock alternatif et même de la rave culture. Expérimental, avant-gardiste, Factory était aussi un chaos financier absolu, culminant avec l’aventure de l’Hacienda, club mythique et gouffre économique.
Trip-hop de chambre. En 1997, alors que le genre impose ses ambiances brumeuses et urbaines, Alpha prend une autre direction : une plage ensoleillée, une musique orchestrale, feutrée, où la mélancolie se mêle à l’élégance d’arrangements somptueux.
Après quelques essais confidentiels, Cancer House sort de l’ombre pour mieux nous y replonger avec « The Moth », premier véritable album où le slowcore prend des airs de bande-son d’une lande battue par les vents.
C’est un Anglais qui signe l’une des plus belles déclarations à Paname, et ce n’est pas un inconnu puisque ce n’est autre que le manager des affreux Sex Pistols, Malcolm McLaren. Avec une invitée de marque : la grande Catherine Deneuve.
