Dans une époque où les productions cherchent souvent à multiplier textures, couches et effets, Beverly Glenn-Copeland choisit l’espace, le piano et une voix d’une grande fragilité. Un disque doux, qui se découvre surtout d’une traite.
Étiquette : musique
À Christchurch, au début des années 80, un petit label indépendant va transformer l’isolement de la Nouvelle-Zélande en force musicale. De The Clean aux Dead C, Flying Nun a surtout appris à ne jamais se laisser enfermer dans un son.
Si vous avez aimé le clip à l’envers de Cibo Matto, pépite du mois dernier, vous devriez adorer celui-ci. Retour en 1997 : « Bentley’s Gonna Sort You Out! » surgit comme un OVNI sonore dans la scène big beat britannique, portée par le duo Richard March (ancien bassiste du groupe Pop Will Eat Itself) – Mike Stokes, (DJ et producteur), qui unissent leurs talents dans ce projet électro délirant.
Dans les années 80, alors que le rock français oscille entre la new wave synthétique et l’héritage post-Téléphone, L’Affaire Louis’ Trio apparaît comme un OVNI pop à l’élégance décalée.
Mykki Blanco a longtemps fait de son propre corps un champ de bataille. Sur « Cafe Paradiso », il semble enfin avoir envie d’habiter le monde plutôt que de le provoquer. Un disque de nuit, de sexe, de solitude et de désir, aussi frontal que tendrement mélancolique.
Après les remous de son départ des Concrete Boys, Karrahbooo revient avec NOT DA 2, une mixtape courte et sans prétention, où le rap semble surtout servir à cultiver une certaine indolence.
Chez Bill Callahan, le brouillard n’est pas un accident météorologique : c’est une position morale. Une manière d’écrire et d’enregistrer à contre-jour, en refusant la transparence comme la confession.
Kelsey Lu demande de l’aide à Dieu. Mais peut-être que, pour elle, Dieu n’est jamais très loin : il est dans le violoncelle, dans la voix, dans les autres, dans le monde, et, finalement, dans cette part de nous-mêmes que nous passons tant de temps à chercher ailleurs.
Entre électropop, breakbeats et guitares, Sylvan Esso regarde dans le rétroviseur des années 2000 sans jamais vraiment quitter son époque.
Baby Keem revient cinq ans après « The Melodic Blue » avec l’envie manifeste de regarder dans le rétroviseur. Las Vegas, l’argent, la famille, les paris sur soi-même : le rappeur californien transforme son enfance et ses obsessions en matière première. Le casino devient autant un décor qu’une métaphore, celle d’une existence où il faut constamment miser, gagner ou tout perdre.
