Alors que la britpop s’épanouit entre arrogance et second degré, Kula Shaker choisit une toute autre voie : celle du psychédélisme indien et des mantras en sanskrit. « K » est une anomalie vibrante, un disque illuminé qui fusionne guitares fuzz, tambourins et ferveur mystique.
Étiquette : pop rock
Dandysme pop. Un romantisme ombrageux, des guitares aux éclats feutrés et une voix qui frôle l’implosion : « Olympian » incarne cette Britpop des marges, plus élégiaque qu’arrogante. Ni hymne de stade ni manifeste arty, mais une confession à fleur de peau, portée par l’ombre bienveillante de « The Queen Is Dead ».
Avec cet album estival donc chaleureux, ponctué de titres épiques mais aussi de slows àtomber de sa chaise longue, l’Anglais Chris Rea nous emmène au volant d’un bolide taillé pour le route du blues-rock parfaitement MOR (middle of the road).
N’aurait-on pas affaire au « machin survendu du moment » ? Late Of The Pier ont beau être encensés par « The Guardian », avoir été repérés par Erol Alkan et être signés sur le prestigieux label Parlophone on n’est pas convaincus.
Après avoir écrit sur Nirvana, dont le leader est mort avant trente ans, le journaliste Stan Cuesta livre la bio de Jeff Buckley, mort (comme son père d’ailleurs) avant trente ans, et fan d’Edith Piaf, à dont Cuesta a également écrit la biographie. Voici une sorte de boucle bouclée.
C’est l’album du retour, mais aussi celui de l’adieu. Six ans après « Brothers in Arms », qui avait propulsé Dire Straits au rang de mastodonte planétaire, On Every Street arrive comme une réponse tardive à un succès devenu trop lourd à porter. Mark Knopfler, plus solitaire que jamais, signe ici un album crépusculaire, loin de l’exubérance des années 80.
