Depuis Craig Armstrong et son album « The space between us » sorti en 1997, nous nous sommes habitués à une certaine musique pop servie par des orchestres symphoniques, bien loin du classique, et bien loin surtout de la variétoche gnan gnan à cordes. Depuis Spiritualized, on sait que l’ambition spectorienne réussit parfois à accoucher de grands albums, que le mur du son n’est pas une pièce de musée.
Étiquette : pop
On aurait du s’en douter : après les Sugarcubes, Björk, Gus Gus et plus récemment Sigur Ròs, cette terre lointaine qu’est l’Islande est tentée de continuer à nous envoyer ses plus belles productions. Et elle fait bien.
Michel Houellebecq chante. Non vous ne rêvez pas, c’est bien LE Michel Houellebecq, le seul, l’unique, le poète et romancier, auteur de « Extension du domaine de la lutte » et des « Particules élémentaires ».
Dieu merci, il existe encore des musiciens touche-à-tout de génie, dont les chansons, composées de l’année, ont un petit parfum de classique. Damon Gough en fait partie.
Après des année de silence, un retour spectaculaire du Français exilé en Californie, entre grandiloquence et mélodies imparables. S’il n’égale pas les sommets de Polnareff’s (1971) ou Bulles (1981), Kama Sutra témoigne d’un artiste en quête d’un nouveau souffle. Loin d’être un échec, c’est un disque attachant, même s’il reste en demi-teinte.
Un premier album magnétique, cinématographique, pour ceux qui aiment que la pop ait du panache sans s’abîmer dans le maniérisme. Un disque sans pull marin, mais avec la classe d’un costume trois-pièces froissé par une nuit trop longue.
Un album intrigant, qui oscille entre trip-hop, rock industriel et pop vénéneuse. Intense par moments, mais qui manque peut-être d’un supplément d’âme pour s’élever parmi les incontournables du trip-hop des 90s.
Écouter « Ágætis Byrjun », c’est faire un pas de côté, quitter un instant notre monde trop bruyant pour se perdre dans une aurore boréale. C’est un album à écouter seul, un casque sur les oreilles, en fermant les yeux, et en laissant la magie opérer.
Acid Mag : Quand il décrit le groupe Ed O’Brien dit qu’il faut imaginer Radiohead comme l’ONU, avec Thom dans le rôle des USA. En tant que bassiste, comment vis-tu cela ?
