Cinematic Orchestra « Every day » (Ninja Tune/PIAS), 2002
Étiquette : Royaume-Uni
Avec Mike Skinner, l’Angleterre trouve enfin son porte-voix hip hop. Flow unique, accent marqué et chroniques de la vie urbaine, The Streets devient la BBC des rues : proche du terrain, incisif et terriblement authentique.
Dieu merci, il existe encore des musiciens touche-à-tout de génie, dont les chansons, composées de l’année, ont un petit parfum de classique. Damon Gough en fait partie.
Un album intrigant, qui oscille entre trip-hop, rock industriel et pop vénéneuse. Intense par moments, mais qui manque peut-être d’un supplément d’âme pour s’élever parmi les incontournables du trip-hop des 90s.
Un trip-hop accessible, entre caresses électroniques et pop vaporeuse.
C’est l’album du retour, mais aussi celui de l’adieu. Six ans après « Brothers in Arms », qui avait propulsé Dire Straits au rang de mastodonte planétaire, On Every Street arrive comme une réponse tardive à un succès devenu trop lourd à porter. Mark Knopfler, plus solitaire que jamais, signe ici un album crépusculaire, loin de l’exubérance des années 80.
Avec « Psyence Fiction », James Lavelle et DJ Shadow signent l’un des disques les plus fiévreux, mutants et hantés de cette fin de siècle. Un laboratoire paranoïaque où hip-hop, rock et électronique se télescopent dans un chaos somptueux.
Avec leur deuxième album, Portishead abandonne la brume bleutée de « Dummy » pour quelque chose de plus cru, plus hostile, presque clinique. Un disque qui suinte la paranoïa, la honte, la beauté. Et qui consolide le trio comme l’un des groupes les plus singuliers de la décennie.
Acid Mag : Quand il décrit le groupe Ed O’Brien dit qu’il faut imaginer Radiohead comme l’ONU, avec Thom dans le rôle des USA. En tant que bassiste, comment vis-tu cela ?
