Étiquette : 1995

L’art de la friction

L’art de la friction

En 1995, Fugazi refuse la ligne droite. « Red Medicine » n’est ni un disque de rupture franche, ni une synthèse confortable : c’est un pas de côté, un album qui s’infiltre, grince et contredit l’idée même d’un post-hardcore figé. Un disque inquiet, poreux, qui préfère la friction au slogan.

L’entre deux

L’entre deux

Coincé entre « Cindy » et « If You Only Knew », cet EP documente un moment de flottement créatif -et c’est précisément ce qui fait sa valeur. « I Guess I Would » ne cherche ni à relancer une dynamique, ni à faire oublier un silence. Il accepte l’entre-deux, l’habite pleinement. Un disque discret, presque absent, à la mélancolie diffuse.

Long Fin Killie « Houdini »

Long Fin Killie « Houdini »

En 1995, le groupe écossais Long Fin Killie publie « Houdini », un premier album aussi insaisissable que son titre le laisse entendre. À mi-chemin entre post-rock, shoegaze et indie rock expérimental, le disque s’écarte des conventions du genre tout en tissant un canevas musical d’une richesse rare.

Gene « Olympian »

Gene « Olympian »

Dandysme pop. Un romantisme ombrageux, des guitares aux éclats feutrés et une voix qui frôle l’implosion : « Olympian » incarne cette Britpop des marges, plus élégiaque qu’arrogante. Ni hymne de stade ni manifeste arty, mais une confession à fleur de peau, portée par l’ombre bienveillante de « The Queen Is Dead ».

Pierre Schott « Le retour à la vie sauvage »

Pierre Schott « Le retour à la vie sauvage »

On peut avoir squatté le Top 50 en 1986, fait danser les foules sous un néon blafard et une boule à facettes, et finir, quelques décennies plus tard, en vieux loup solitaire du blues à la Jean-Jacques (Rousseau, pas Goldman). Et gratter une guitare dans un recoin oublié de l’hexagone. Pierre Schott en est la preuve, on a croisé son ombre sur ce disque.