FSOL n’avaient pas prédit le futur. Ils en avaient simplement imaginé la bande-son avant que nous ayons à la vivre. Trente ans après, le futur est arrivé. Et « Dead Cities n’a toujours pas l’air de s’y sentir chez lui. RV en 2056 ?
Étiquette : 1996
Sous ses allures discrètes, « Care in the Community » installe Monk & Canatella au cœur de la vague bristolienne. Un premier album criblé de bruitages urbains, de beats brisés et d’ambiances nocturnes, parfait contrechamp sombre et vulnérable à la vague montante du trip-hop en ces années 90.
« Super » est un album qui ne hausse jamais la voix. Et c’est pour cette raison même, que trente ans après, il continue de se faire entendre.
« Eden » n’est pas un album de Daho comme les autres : c’est un jardin secret où la pop se fait fragile, où les pulsations électroniques se glissent sous la peau, et où les fantômes d’Astrud Gilberto ou d’Elli Medeiros viennent murmurer à l’oreille du paradis perdu. Un disque à écouter comme on marche dans une brume dense, avec tous ses sens en éveil.
Avec « Londinium », Archive délivre l’un des disques les plus sombres, tendus et majestueux du trip-hop britannique. Une œuvre totale, claustrophobe et sublime, qui pose les bases d’un groupe déjà trop grand pour son époque.
En 1996, Chan Marshall, alias Cat Power, n’est encore qu’une figure discrète de la scène indie américaine. Après un premier album confidentiel (« Dear Sir »), elle s’affirme avec « What Would the Community Think », un disque brut et spectral, où la fragilité devient une arme et où chaque note semble flotter entre le murmure et le cri.
Rock’n’roll will never die ? Avec un disque comme « Now I Got Worry », il ne risque même pas d’attraper un rhume.
Alors que la britpop s’épanouit entre arrogance et second degré, Kula Shaker choisit une toute autre voie : celle du psychédélisme indien et des mantras en sanskrit. « K » est une anomalie vibrante, un disque illuminé qui fusionne guitares fuzz, tambourins et ferveur mystique.
Valérie Lemercier sait tout faire. Passer du cinéma aux planches, de la comédie au drame, de l’ironie mordante à l’émotion sincère. En 1996, elle ajoute une nouvelle corde à son arc avec « Valérie Lemercier Chante », un album où l’actrice se réinvente en chanteuse pop, à mi-chemin entre la variété mutine et l’élégance désinvolte.
Pionnier méconnu de la drum and bass, l’Anglais Alex Reece a marqué 1996 avec son premier album, fusion audacieuse de jazz et de breakbeats, avant de s’éclipser une décennie.
