Avant d’explorer les méandres du néo-prog rock, Archive signait en 1996 Londinium, un album sombre
Étiquette : 1996
Les States ont DJ Shadow, la France a DJ Cam. En 1996, Laurent Daumail, surnommé à juste titre « l’homme qui fait pleurer les machines » prend toute sa culture des musiques black, et les fond dans un chaudron, saupoudre le tout de scratches et de beats lourds, très lourds.
En 1996, un Suédois au visage anguleux et à la voix de velours sortait un premier album en apesanteur. « Whiskey‘ de Jay-Jay Johanson s’est imposé comme une perle de spleen trip-hop, un disque nocturne et enfumé où les beats de Bristol flirtent avec un jazz spectral. Un album intemporel, insaisissable, dont l’élégance mélancolique continue de hanter les âmes sensibles.
Délaissant pour un temps American Music Club, Mark Eitzel s’offre un disque de jazz-pop nocturne, porté par une trompette superbe et cette voix lasse qui semble avoir déjà tout vécu.
Peter Gabriel, figure tutélaire de Real World Records, a craqué pour ce jeune Américain venu du fin fond de l’Ohio. Et à l’écoute de ce premier album, on comprend pourquoi.
