Julien Gaspar-Oliveri filme de l’intérieur une famille abîmée et un garçon de dix-neuf ans qui voit progressivement ses repères se dérober. Un film d’un réalisme saisissant, porté par trois acteurs remarquables.
Étiquette : 2026
Avec « Les Maisons parachutées », Didier Daeninckx remonte le temps jusqu’à une France provinciale du début des années 50 où les morts de la guerre ne sont pas encore tout à fait morts. Une enquête lente, précise, qui se savoure chapitre après chapitre et dont le titre ne révèle son sens qu’à la dernière page.
Pour décrire cet album, Pitchfork a dit qu’il est recommandé si vous aimez « Ptah, the El Daoud, Mwandishi, la musique comme force de guérison, la théosophie, un jazz essentiellement organique avec de temps en temps un petit synthé qui fait des gribouillis, des interprétations de Chick Corea et de Kendrick Lamar ». On pourrait ajouter : les nuits brumeuses de Los Angeles, Alice Coltrane, les voyages intérieurs et cette idée, assez ancienne dans le jazz, que jouer de la musique revient parfois à tenter de remettre le monde en ordre.
Après quelques essais confidentiels, Cancer House sort de l’ombre pour mieux nous y replonger avec « The Moth », premier véritable album où le slowcore prend des airs de bande-son d’une lande battue par les vents.
Un matin de canicule, un père débordé croit avoir déposé sa fille à la crèche. Un film qui nous piège comme son personnage.
Dans une époque où les productions cherchent souvent à multiplier textures, couches et effets, Beverly Glenn-Copeland choisit l’espace, le piano et une voix d’une grande fragilité. Un disque doux, qui se découvre surtout d’une traite.
Mykki Blanco a longtemps fait de son propre corps un champ de bataille. Sur « Cafe Paradiso », il semble enfin avoir envie d’habiter le monde plutôt que de le provoquer. Un disque de nuit, de sexe, de solitude et de désir, aussi frontal que tendrement mélancolique.
Après les remous de son départ des Concrete Boys, Karrahbooo revient avec NOT DA 2, une mixtape courte et sans prétention, où le rap semble surtout servir à cultiver une certaine indolence.
Kelsey Lu demande de l’aide à Dieu. Mais peut-être que, pour elle, Dieu n’est jamais très loin : il est dans le violoncelle, dans la voix, dans les autres, dans le monde, et, finalement, dans cette part de nous-mêmes que nous passons tant de temps à chercher ailleurs.
Entre électropop, breakbeats et guitares, Sylvan Esso regarde dans le rétroviseur des années 2000 sans jamais vraiment quitter son époque.
