Il est des albums confondants de beauté. Il est des disques captivants parmi la masse de ceux qui s’offrent habituellement à nous.
Étiquette : Coup de coeur
Avec « Fabula », le trio danois réinvente l’électronica en mêlant textures poétiques et mélodies captivantes. Publié par le label norvégien Rune Grammofon, cet album marque un renouveau pour le genre, évoquant Boards of Canada ou Four Tet dans ses moments les plus inspirés.
Ce n’est pas par hasard que l’on qualifie bien souvent la musique du Norvégien d’éthérée. Nils Petter Molvaer lui-même a baptisé l’un de ses disques « Solid Ether », paru chez ECM, et cette composition figure à la fin de « Streamer ». Solide, le son du trompettiste l’est également, notamment quand son compère DJ Strangefruit incorpore à « Frozen » des samples de DJ Die, un artiste signé sur le label anglais de drum and bass Full Cycle, créé par Roni Size.
Après 26 années d’absence discographique, consacrées à l’hindouisme, celle qui est tout de même la femme d’un saint -John Coltrane a son église, comme le rappelle Pascal Bussy dans son livre (voir notre article), revient sur disque pour un album empreint de sérénité. Il a notamment été enregistré avec le décidément infatigable Charlie Haden à la contrebasse ou Jack Dejohnette à la batterie.
Brad Mehldau « Live in Tokyo », 1 CD (Nonesuch/Warner), 2004
Non, vous ne rêvez pas : James Brown chroniqué à la rubrique « jazz ». Non, non, je ne me suis pas trompé… et puis regardez le label qui édite ce Soul On Top… Verve ! Fait-on plus jazz que Verve ?
Signé sur la major Barclay et auteur d’une pop qui ne se satisfait pas du minimum mais offre des arrangements et des orchestrations soignées, Marchet fait se rencontrer Nick Drake et Michel Houellebecq.
Avec son nom d’archiduc à se faire assassiner à Sarajevo, ce groupe ne va pas déclencher de guerre. Juste une vague de plaisir dans les oreilles de fans de rock vitaminé. On avait déjà noté le nom de combo de Glasgow depuis la soirée Domino à la Boule Noire dans le cadre du festival Les Inrocks (ils s’y étaient produits juste avant Clinic) et l’arrivée de cet album confirme tout le bien qu’on pensait d’eux.
Même s’il n’a rien à voir, à part le pseudo, avec le Duc de Normandie, ce Robert-là est tout de même un musicien magnifique puisqu’il signe un deuxième album rempli à ras-bord de samples et de scratchs. On y trouve aussi des idées à n’en savoir que faire (sauf que lui sait quoi en faire) et des lyrics parfois (« Rico Flam II (la vengeance) »).
Voilà un disque qui porte mal son nom. Avec cet album, plus rien ne sera
