Laurent Lemire raconte l’invention de la Pascaline. Un récit documenté et limpide, qui fait du penseur des Pensées un artisan obstiné.
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Pour approcher la pensée de certains philosophes, il parfois meilleur de les découvrir par le livre d’un autre : ainsi lire le « Montaigne » de Stefan Zweig, « L’enquête de Wittgenstein » de Roland Jaccard ou le roman « La Septième fonction du langage » de Laurent Binet à propos de Barthes, permet de se familiariser avec une pensée parfois ardue. Aussi ce roman autour de Walter Benjamin est bienvenu.
Il y a 80 ans, Sartre publiait le texte de sa conférence « L’existentialisme est un humanisme ». Dans son numéro de mars, la magazine « L’Histoire », sous la plume de Michel Winock, décrit « Le phénomène Sartre » en 1945. Jean-Paul Sartre n’est pas seulement un philosophe majeur du XXe siècle ; il est une figure qui a marqué son époque bien au-delà du monde académique. À travers ses écrits, ses engagements et ses controverses, il a incarné une certaine idée de la liberté et du rôle de l’intellectuel dans la société. Si son héritage continue d’être débattu, son influence demeure considérable, que ce soit en philosophie, en littérature ou dans l’histoire des idées.
Dans ce livre épais et documenté, une plongée captivante dans l’histoire de l’existentialisme, de ses origines phénoménologiques à toutes les vies qu’il a changées, Sarah Bakewell réussit l’exploit de rendre vivante et accessible une pensée souvent jugée ardue.
Un livre qui cogne fort, bouscule les certitudes et remet la pensée en mouvement. Alain Guyard fait sortir la philosophie des salons feutrés pour la balancer en pleine rue, là où elle dérange et réveille. Entre cynisme antique et révolte contemporaine, il ressuscite des figures oubliées, celles qui ont fait de la désobéissance un art de vivre. Une lecture électrique, insolente et salutaire. À mettre entre toutes les mains, surtout celles des insoumis.
La liberté est une valeur importante. C’est un mot qui claque comme un drapeau, qui enflamme les discours et anime les révolutions, une valeur inscrite aux frontons des mairies des écoles. Chacun tient à sa propre liberté. Mais sait-on vraiment de quoi l’on parle ?
Dans « Capitaine Conan » de Bertrand Tavernier, le personnage-titre, interprété par Philippe Torreton, nettoyeur de tranchées durant la guerre de 1914-1918, dit qu’on fait « avec ce que le Bon Dieu à mis dans notre musette. » En philosophie aussi : Jollien fait avec ce qu’il a.
On a déjà eu l’ocasion de parler de Fabrice Midal lors de la sortie de « Suis-je hypersensible ? » (voir notre article) et nous allons réitérer et grand bien vous fasse car voici que paraît ces jours-ci en poche son « Guide du bonheur imparfait ».
Prenez un sujet que d’aucuns trouveront « léger » et faites en un objet philosophique, qui invite le lecteur ou la lectrice à renouer avec la plus belle part de son être, c’est une gageure. Défi brillament relevé par Frédéric Lenoir dans ce livre stimulant.
Son nom est à la fois synonyme de philosophie contemporaine, et de complexité : Levinas c’est l’épiphanie du visage, souvent donné à commenter aux élèves de terminale lors du bac, mais aussi un patronyme un peu intimidant quand il s’agit d’ouvrir un livre. Et pourquoi ne pas commencer par « Ethique et infini »?
