« Balloon Balloon Balloon » : derrière ce titre presque enfantin, le trio américain poursuit sa veine jangle-pop artisanale, quelque part entre l’exubérance des Byrds période « Mr. Tambourine Man » et la rudesse très home-made d’un Guided by Voices des années Matador.
Étiquette : USA
Audacieux, novateur, cet album a redéfini les frontières musicales de son époque. Par son mélange unique de rythmes africains, de funk et de rock expérimental, l’album continue d’inspirer artistes et auditeurs, consolidant sa place parmi les classiques intemporels de la musique moderne.
La Palme d’Or cannoise de 1994 est un film sur la rédemption et sur le danger de baisser la garde. Mais pas que. Il est question de poser des choix. Et des pêches.
On pourrait croire que « There Will Be Blood » raconte avant tout l’avidité pétrolière et la conquête économique dans l’Amérique du début du XXᵉ siècle. Et qu’il ne fait que ça, ce qui serait déjà très bien. Mais derrière chaque pipeline et chaque goutte de pétrole se cache un véritable drame humain.
Programmatrice chez MTV et chroniqueuse pour la presse rock, Charlotte Blum a déjà consacré des livres à Marilyn Manson. Elle récidive avec non pas une bio du rockeur, mais un livre tout entier consacré au disque « Antichrist Superstar ».
C’est l’histoire d’un groupe qui a traversé les années 90 comme une vieille bagnole américaine : peinture écaillée, moteur sublime, mais les passagers claquent la porte.
Certains groupes marquent l’histoire du rock, d’autres la pulvérisent. The Stooges, surgis du Detroit des années 60, n’ont laissé derrière eux que trois albums (du moins à leur époque), mais ont gravé leur nom en lettres de feu et de bruit. Iggy Pop, leader possédé, et ses acolytes ont redéfini la sauvagerie sonore, annonçant le punk bien avant qu’il ne prenne son nom. Entre guitares abrasives, performances autodestructrices et un mépris total des conventions, The Stooges ont incarné la révolte à l’état brut. Retour sur une discographie aussi courte qu’essentielle.
Patti Smith est une enfant de Rimbaud, une poétesse en révolte, une voix qui transforme le chaos en art. Fascinée par la puissance des mots, elle a toujours cherché à insuffler la poésie dans la fureur du rock, comme un cri qui refuse de mourir. « Horses » est l’aboutissement de cette quête : un disque où Paul Verlaine et Hendrix se croisent dans une transe électrique, où chaque phrase est un coup de couteau dans le ventre du conformisme.
Cet album est un voyage intérieur où l’on se perd et se retrouve, enveloppé dans des sons doux comme un rêve qu’on ne veut pas quitter.
