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Cold War Kids « Robbers & Cowards »
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Cold War Kids « Robbers & Cowards »

  • 22 février 2007

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (à moins d’ouvrir un livre d’histoire) : Moscou en ce temps là, affutait ses missiles. Et Washington faisait de même. On appelait ça la Guerre Froide… Formé en 2004 du côté de la Californie (d’abord au dessus d’un restaurant à Fullerton, puis à Long Beach), ce groupe a des membres un peu trop jeunes pour avoir été traumatisés par cette période heureusement révolue où les deux superpuissances menacaient à tout moment de s’envoyer une bonne vieille bombe sur la terre en cas de rupture diplomatique et de déclencher une troisième guerre mondiale. En revanche, on les sent bien marqués par l’énergie blues-rock de Jon Spencer ou de Ben Folds, et c’est tant mieux. Leurs chansons, qui vont de l’ambiance « riposte graduée » à « représailles massives » se révelent elles-mêmes de jolies petites bombinettes sonores, que l’auditeur médusé voit avec plaisir s’écraser dans ses conduits auditifs. Vous hésitez encore ? On va vous asséner le coup de grâce alors : en plus d’avoir commis un très bon album, ce sont des amis de Clap Your Hands Say Yeah.

Deerhoof « Friend opportunity »
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Deerhoof « Friend opportunity »

  • 7 février 2007

Deerhoof défie les genres et livre un album aussi surprenant que rafraîchissant. Entre pop envoûtante et math-rock, ce trio de San Francisco réconcilie les amateurs de mélodies douces et d’expérimentations sonores.

Yann Perreau "Nucléaire"
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Yann Perreau "Nucléaire"

  • 4 février 2007

On a bien failli rester dans l’incompréhension avec le Québec : de la Belle Province,

Franck Monnet "Malidor"
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Franck Monnet "Malidor"

  • 31 janvier 2007

Après « l’auberge espagnole » qu’était l’album « Au grand jour » et ses nombreux invités, Franck Monnet s’est

Mogwai « Young Team »
  • À écouter

Mogwai « Young Team »

  • 26 janvier 2007

Sur son premier album, Mogwai réinvente les codes du rock instrumental. Entre crescendos dévastateurs et instants de calme introspectif, le groupe écossais livre une œuvre à la fois brute et ambitieuse, posant les bases du post-rock moderne.En 1997, le groupe écossais Mogwai dévoile son premier album, « Young Team », une œuvre qui pose les fondations du post-rock moderne. Alliant des crescendos puissants à des moments de délicatesse, cet album instrumental capture l’essence d’une jeunesse à la fois introspective et explosive. Dès l’ouverture avec « Yes! I Am a Long Way from Home », Mogwai établit un contraste saisissant entre des mélodies douces et des déferlantes sonores intenses. Ce morceau illustre parfaitement leur capacité à naviguer entre calme et tempête, créant une dynamique qui deviendra leur signature.

Johann Johannsson « IBM 1401, A User’s Manual »
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Johann Johannsson « IBM 1401, A User’s Manual »

  • 11 janvier 2007

Le manuel d’utilisation d’un ordinateur antique ? L’Islandais Johann Johannsson n’aurait-il pas un ou deux trains de retard ? « En 1964, explique-t-il, l’ordinateur IBM 1401 Data Processing System, est arrivé en Islande, l’un des premiers à être importé dans le pays. Le 1401 était considéré comme le « Ford Model T » de l’informatique, le premier conçu en masse et donc d’un prix abordable. Et l’ingénieur en chef chargé de la maintenance de cette machine était mon père, Jóhann Gunnarsson. Étant musicien, il a conçu une méthode pour créer de la musique avec cet ordinateur. » Quand en 1971, le 1401 a été jeté comme un vieux frigo, on l’a fait « chanter » une dernière fois et ce chant a été enregistré. En 2001, Johann Johannsson a eu vent de l’affaire : il s’est plongé dans ces bandes, devenues sa source d’inspiration. Les cordes majestueuses évoquent celles d’Henryk Gorecki ou Arvo Pärt, quui rencontreraient Sigur Ros. Plus loin, sur des mélodies épurées, Johannsson pose une voix « vocoderisée » comme le souffle d’une machine. Johann Johannsson n’a pas un train de retard mais bien deux ou trois fusées intersidérales d’avance sur la plupart de ses contemporains.

Atone "Un an"
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Atone "Un an"

  • 31 décembre 2006

Chacun a son petit caractère. Certains sont proprement terre à terre, ne pensent que carrière et sous, d’autres sont de doux rêveurs, la tête toujours dans les nuages. En musique, Antoine Monzonis-Calvet fait partie de la deuxième catégorie, ça ne fait aucun doute.

"Free Tibet"
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"Free Tibet"

  • 31 décembre 2006

   Si vous voulez avoir un instantané live des meilleurs artistes des années 90 (De la Soul, Björk, Fugees, Foo Fighters, Smashing Pumpkins, Cibo Matto, Red Hot Chili Peppers, Beck, Rage Against The Machine, A Tribe Called Quest, Sonic Youth et bien sûr les Beastie Boys, à l’origine du concert), il va vous falloir attendre un petit peu : le premier quart d’heure de ce film décrit l’organisation de ce concert et son objet même : faire connaître les horreurs que subissent les Tibétains de la part des autorités chinoises qui l’occupent depuis des années. Vous avez le droit de dire « vite, place à la musique ». Sauf des années après, ces atrocités ont toujours cours. Certes le monde a besoin de musique (c’est pas nous qui vous diront le contraire, surtout quand elle tente d’adoucir les moeurs des tyrans) mais il aussi besoin de conscience. La vôtre par exemple.

Public Enemy "MKLVFKWR. Revolverlution tour 2003"
  • Culture

Public Enemy "MKLVFKWR. Revolverlution tour 2003"

  • 31 décembre 2006

   Activistes du hip hop hardcore depuis plus de vingt ans, les New-Yorkais Public Enemy étaient en Australie en 2003, brandissant leur slogan « make love, fuck war » pour défendre leur album du moment, « Revolverlution ». Le groupe, qui a survécu à pas mal de soucis (les propos outranciers de Professor Griff avaient occasionné son éviction du groupe, et Flavor Flav a eu quelques démêlés avec la justice américaine en raison d’actes violents et d’usage de drogue) se présente dans sa formation originelle sur la scène du Metro de Melbourne, pour y interpréter ses titres mâtinés de funk et de grosses guitares électriques. Hérauts de la culture noire oppressée par la culture blanche, les membres de Public Enemy renouent avec les performances scéniques du passé, celles-là même qui les firent rentrer dans l’histoire. Etre définitivement gravé dans l’histoire, mais vieillir et réussir à rester d’actualité tout en maintenant vivant le message politique qui les a portés si hauts, voilà un sacré challenge pour ces ennemis publics numéro un dans le coeur des brothers et sisters.

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