Un polar montagnard ? Oui. Mais surtout une descente dans la glace intérieure des hommes. Giono n’écrit pas : il tranche.
Catégorie : Fiction
Pour approcher la pensée de certains philosophes, il parfois meilleur de les découvrir par le livre d’un autre : ainsi lire le « Montaigne » de Stefan Zweig, « L’enquête de Wittgenstein » de Roland Jaccard ou le roman « La Septième fonction du langage » de Laurent Binet à propos de Barthes, permet de se familiariser avec une pensée parfois ardue. Aussi ce roman autour de Walter Benjamin est bienvenu.
Oui, Drieu a été un collabo un vrai mais aussi un putain de romancier. A l’heure où le capitalisme en fin de course veut nous refaire le coup de la guerre, il faut lire ce roman sur le suicide, grand par son style, court par la longueur.
L’histoire officielle ne retient que les vainqueurs. On célèbre les chercheurs d’or qui ont bâti la Californie, les self-made men qui ont transformé une terre vierge en empire. Mais ceux qui ont défriché le terrain, ceux qui ont creusé avant tout le monde, ceux-là finissent toujours par se faire déposséder. Blaise Cendrars le sait, et c’est ce qu’il raconte dans « L’Or ».
Un duel qui s’étire jusqu’à l’absurde, une haine plus tenace que la mort, un frère qu’on croit disparu mais qui revient, encore et encore. « Le Maître de Ballantrae » c’est du Tarantino avant l’heire : un roman d’aventure en forme de piège narratif, un jeu de faux-semblants où l’on croit toucher au dénouement, avant que Stevenson ne relance la partie. Entre manipulations, trahisons et vengeance sans fin, ce thriller explore une vérité plus sombre : les morts ne restent jamais sous terre.
Quand l’instinct prend le pas sur la raison, qui de l’homme ou de la bête mènera l’enquête ?
Homme mesquin, Victor Bâton, anti-héros houellebequien avant l’heure (1924)… tend le bâton pour se faire battre. Un grand roman qui a déjà cent ans… de solitude. Un roman bref, aiguisé, qui en dit plus sur la nature humaine que bien des pavés psychologiques.
En 1981, François Weyergans nous emmenait en Basse-Egypte au IVe siècle. Macaire est esclave, pilleur de tombe puis moine. Un livre intense.
L’avantage d’être son propre rédac chef, c’est qu’on écrit ce qu’on veut. J’ai déjà parlé ici de « Tous les matins du monde » lorsque ce site a fait ses premiers pas, mais rien ne m’emp^che d’en parler aujourd »hui. La chose est d’autant plus facile que je relis ce court roman tous les deux ans, au coeur de l’été.
On savait depuis son roman « Anthologie des apparitions » que Simon Liberati était un habitué des spectres, et ses romans ultérieurs ont montré qu’il connaît la pop culture comme sa poche. Il le prouve une nouvelle fois en s’attaquant à un autre spectre : celui du fondateur des Rolling Stones, Brian Jones.
