En 1969, The Stooges chantaient « 1969 » et en 1990 le Québecois Jean Leloup chantait « 1990 ». Pas besoin de réveiller Cédric Villani pour cette question de chiffres.
Étiquette : 1990
En 1990, Roddy Frame s’éloigne des guitares jangle-pop de ses débuts pour embrasser une écriture plus brute et plus désabusée. Stray marque une transition : influences rock urbain, duo avec Mick Jones de The Clash, et une mélancolie sous-jacente qui teinte l’album d’une maturité inédite.
C’est surtout un film sur ce que signifie changer de culture, devenir autre, voir son
Cocteau Twins « Heaven or Las Vegas », 1 CD (4AD), 1990
Pilules, frissons et crampes d’estomac, pas top le programme. Sauf s’il s’agit non d’un retour de virée merdique mais de cet album. La bande de joyeux allumés menée par Shaun Ryder y capture l’agitation frénétique de Manchester au tournant des années 1990, à un moment où la fête devient une philosophie et le chaos une esthétique. C’est une fusion brute entre rock primal et transe rave, une alchimie qui fait suinter l’insolence et l’excès à chaque note. Sous la production impeccable de Paul Oakenfold et Steve Osborne, le groupe parvient enfin à canaliser sa déglingue créative en quelque chose de massif, sensuel et immédiatement addictif.
Je me demande quelles radios pouvaient bien diffuser Brigitte Fontaine en 1990 quand elle a sorti son album « French Corazon », enregistré avec son compagnon Aresti Belkacem.
Si Lou Reed et John Cale, deux anciens du Velvet Underground, décident de se retrouver, c’est pour rendre hommage à leur mentor, patron de la Factory : Andy Warhol. « Songs for Drella » est une élégie, un adieu sans concession à celui qui les a façonnés, aimés et trahis.
