En combinant la chaleur de la house vocale et les racines du garage new-yorkais, ces deux volumes rendent justice à l’esprit du club Paradise Garage. Plus qu’une compilation, c’est une porte d’entrée dans un monde où la musique était un rituel, où les DJ étaient des prêtres et les clubs des cathédrales. Trente ans après la fermeture du Garage, ces morceaux continuent d’alimenter les dancefloors. Une claque, et surtout une leçon de groove.
Étiquette : Coup de coeur
Il est des œuvres qui vous saisissent, qui dépassent la simple écoute pour devenir une expérience spirituelle, rien de moins. Sorti en 1965, « A Love Supreme », chef-d’œuvre du jazzman John Coltrane appartient à cette espèce rare : plus qu’un album, c’est une prière, une ode à l’absolu, à la transcendance. Prophète sonore, Trane nous apprend que parfois, seule la musique permet d’exprimer l’ineffable.
La frime un jour de frimaire. En 200 pages bien enlevées, José Cabanis retrace l’ascension d’un général corse que d’aucuns voient comme celui qui a sauvé la Révolution française jusqu’à son sacre en la cathédrale Notre Dame de Paris, en décembre 1804, en présence du pape Pie VII.
Les histoires de compilation peuvent commencer dans une voiture entre Rochefort (cette fois sans les demoiselles) et Paris, comme le raconte le concepteur de celle-ci, Philippe Le Bras : en compagnie de Marc Zermati (à qui ladite compil est dédiée), il conduit le poète et ancien manager du MC5 John Sinclair vers la Capitale. Dans les enceintes, aucune FM asseptisée mais un album dûment estampillé classique : « Blonde on Blonde » de Bob Dylan. « De la première à la dernière chanson, se souvient en substance Le Bras, il chantait, tout en faisant la rythmique en frappant des mains sur ses genoux ». Interrogé, Sinclair confie combien la découverte de Dylan l’a remué. Une révélation, une épiphanie.
Signée sur le toujours aventureux label Warp, et déjà autrice d’un premier album, « Space 1.8 » sorti en 2021, Nala Sinephro met ses pas dans ceux d’Alice Coltrane et signe un album de toute beauté.
En 1981, François Weyergans nous emmenait en Basse-Egypte au IVe siècle. Macaire est esclave, pilleur de tombe puis moine. Un livre intense.
Portishead « Dummy », 1 CD (Go ! Beat/Universal), 1994
L’avantage d’être son propre rédac chef, c’est qu’on écrit ce qu’on veut. J’ai déjà parlé ici de « Tous les matins du monde » lorsque ce site a fait ses premiers pas, mais rien ne m’emp^che d’en parler aujourd »hui. La chose est d’autant plus facile que je relis ce court roman tous les deux ans, au coeur de l’été.
