Si l’on devait cartographier le paysage musical du post-rock, Tortoise en serait l’une des figures de proue. Fondé à Chicago en 1990 par Doug McCombs et John Herndon, le groupe s’est imposé par sa capacité à déconstruire les codes du rock traditionnel pour le fondre dans un alliage complexe de jazz, de dub, de musique électronique et de minimalisme expérimental.
Étiquette : USA
Depuis les débuts dans l’underground new‑yorkais jusqu’aux affluents du rock alternatif globalisé, Sonic Youth a toujours cultivé un paradoxe : transformer le chaos sonore en une expression intense et élégante. Guitares préparées, détunings, dissonances assumées et mélodies cachées : leur art est né au carrefour de l’expérimental et du populaire. Voici cinq jalons indispensables pour saisir leur trajectoire.
Dans son livre autobiographique « Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie », Nick Flynn mêle souvenirs, fragments poétiques et scènes de refuge pour sans-abri afin de raconter la rencontre improbable avec son père, poète raté et errant. Entre désespoir, humour noir et tendresse filiale, le récit plonge le lecteur au cœur d’une Amérique en marge, où chaque nuit devient une question de survie… et d’humanité.
Le nouvel album de Suzanne, « Flying With Angels » sortira le 2 mai (Cooking Vinyl/Wagram), l’occasion pournous de jeter un coup dans le rétro. Née en 1959 en Californie mais élevée à New York, Suzanne Vega s’est imposée comme l’une des voix les plus singulières du folk contemporain.
À 70 ans, Kim Gordon ne regarde pas en arrière. Plutôt que de s’installer dans le confort d’un héritage rock, elle façonne le bruit du futur avec « The Collective », un album où trap déconstruite, spoken-word spectral et beats industriels s’entrechoquent. Loin des guitares noisy de Sonic Youth, elle explore un territoire abrasif, radical, où chaque son semble taillé au scalpel.
En 1996, Chan Marshall, alias Cat Power, n’est encore qu’une figure discrète de la scène indie américaine. Après un premier album confidentiel (« Dear Sir »), elle s’affirme avec « What Would the Community Think », un disque brut et spectral, où la fragilité devient une arme et où chaque note semble flotter entre le murmure et le cri.
Il est des groupes qui vendent des millions d’albums, qui remplissent des stades et qui trustent les classements. Et il y a les New York Dolls, qui n’ont jamais vendu grand-chose, mais qui ont tout changé.
DFA Records, c’est l’histoire d’un label qui a électrifié New York et redéfini l’indie-dance du XXIe siècle. Fondé en 2001 par James Murphy, Tim Goldsworthy (ancien de Mo’ Wax) et Jonathan Galkin, DFA a réussi à fusionner l’urgence du post-punk avec la transe électronique, réconciliant ainsi les rockeurs et les clubbers sous une même bannière. Un son identifiable entre mille : percussions sèches, basses rondes, synthés vintage et un sens du groove taillé pour la moiteur des dancefloors. Voici cinq albums clés qui racontent l’histoire et l’impact du label.
Un éloge du ralenti signé Josh Haden. Un disque où la musique se dilate, où chaque silence est un vertige. Une œuvre suspendue entre le blues, le jazz et l’introspection la plus pure.
Le 23 mai sortira « Mad! », nouvel (et 28e !) album des frères Mael. L’occasion pour nous de jeter un coup d’oeil dans le rétro. Car depuis plus de cinquante ans, les Sparks de Ron et Russell Mael réinventent la pop avec une constance déconcertante.
