Christophe Demarthe n’est pas né de la dernière pluie : il a officié à partir de 1981 au sein de Clair Obscur, une formation qu’il qualifie de new wave, cold wave, indus (« on écoutait Joy Division, Cure, Virgin Prunes, Tuxedomoon »), avec laquelle il a donné des concerts dans lesquels il « interrogeait les codes de la représentation ». « Au Dejazet, un théâtre à l’italienne, nos morceaux avaient été reorchestrés pour orchestre à cordes, et l’on projetait des tableau. Puis on a tout rallumé, pour casser l’ambiance. Cela évoquait la vanité de se rassembler dans un concert pendant que le monde continue à tourner. Il nous est aussi arrivé d’inviter des gens à vivre le concert avec nous sur scène dans une sorte de meublé, pour parasiter le concert, ou de faire des pseudo-jeux télé », explique-t-il.