Même après des dizaines d’écoutes, à fond, au casque, sur du bon matos ou sur un téléphone, chez soi, loin de chez soi, etc. difficile de savoir où commence « Heaven or Las Vegas » et où il s’arrête. Il ne se lance pas, il s’éveille. C’est un disque qui ne s’écoute pas, mais qui vous engloutit, vous absorbe, vous berce et vous trouble. Il flotte au-dessus du sol, miroir trouble où se reflète une pop irréelle, baignée de reverb, de guitares vaporeuses et la voix magnifique et émouvant de Liz Fraser, qui s’élève comme un chœur d’anges célestes.