Dieu merci, il existe encore des musiciens touche-à-tout de génie, dont les chansons, composées de l’année, ont un petit parfum de classique. Damon Gough en fait partie.
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Après que l’on ait gavé pendant des années ses oreilles de disques gorgés de guitares sur CD (rappelez vous Dire Straits associé à la communication de Philips autour du CD, support de l’avenir), les années 90, par le biais de Massive Attack ou Portishead, nous ont appris à aimer le disque vinyle. Tout juste deux ans après la sortie de « Dummy », un certain Josh Davis, Californien de vingt-trois ans, allait encore plus loin en enregistrant le premier disque entièrement composé de samples.
Après des année de silence, un retour spectaculaire du Français exilé en Californie, entre grandiloquence et mélodies imparables. S’il n’égale pas les sommets de Polnareff’s (1971) ou Bulles (1981), Kama Sutra témoigne d’un artiste en quête d’un nouveau souffle. Loin d’être un échec, c’est un disque attachant, même s’il reste en demi-teinte.
Un premier album magnétique, cinématographique, pour ceux qui aiment que la pop ait du panache sans s’abîmer dans le maniérisme. Un disque sans pull marin, mais avec la classe d’un costume trois-pièces froissé par une nuit trop longue.
Un album intrigant, qui oscille entre trip-hop, rock industriel et pop vénéneuse. Intense par moments, mais qui manque peut-être d’un supplément d’âme pour s’élever parmi les incontournables du trip-hop des 90s.
Un trip-hop accessible, entre caresses électroniques et pop vaporeuse.
C’est l’album du retour, mais aussi celui de l’adieu. Six ans après « Brothers in Arms », qui avait propulsé Dire Straits au rang de mastodonte planétaire, On Every Street arrive comme une réponse tardive à un succès devenu trop lourd à porter. Mark Knopfler, plus solitaire que jamais, signe ici un album crépusculaire, loin de l’exubérance des années 80.
Si Lou Reed et John Cale, deux anciens du Velvet Underground, décident de se retrouver, c’est pour rendre hommage à leur mentor, patron de la Factory : Andy Warhol. « Songs for Drella » est une élégie, un adieu sans concession à celui qui les a façonnés, aimés et trahis.
Écouter « Ágætis Byrjun », c’est faire un pas de côté, quitter un instant notre monde trop bruyant pour se perdre dans une aurore boréale. C’est un album à écouter seul, un casque sur les oreilles, en fermant les yeux, et en laissant la magie opérer.
