Étiquette : Coup de coeur

Encore un peu d’été

Encore un peu d’été

Dans une époque où les productions cherchent souvent à multiplier textures, couches et effets, Beverly Glenn-Copeland choisit l’espace, le piano et une voix d’une grande fragilité. Un disque doux, qui se découvre surtout d’une traite.

Quand la pop apprend à marcher la nuit

Quand la pop apprend à marcher la nuit

Il est des disques qui cherchent la lumière mais « Hats », lui, ne sort qu’à la nuit tombée. Il préfère la pénombre, les reflets sur l’asphalte mouillé, les trajets en taxi sans destination claire, les silences qui pèsent plus lourd que les mots. Paru à l’automne 1989, il reste l’un des sommets les plus discrets, et les plus bouleversants, de la pop britannique de la fin du siècle.

La douceur après l’arrachement

La douceur après l’arrachement

L’album « Essex Honey » est arrivé ans fracas, sans slogan, lesté d’un poids intime qui n’a pas besoin d’être surligné. Après plusieurs années de silence discographique sous le nom de Blood Orange, Dev Hynes signe son album le plus retiré -et peut-être le plus bouleversant. Un disque de deuil, oui, mais surtout un disque d’après.

Burial, ce qui reste quand tout s’éteint

Burial, ce qui reste quand tout s’éteint

Avec « Untrue », son deuxième album, Burial transforme la noirceur urbaine en matière sensible. Une musique de pluie nocturne, de voix fantomatiques et de basses qui ne frappent plus, mais enveloppent. Un disque qui s’écoute comme on traverse une ville endormie, porté par la mélancolie diffuse de ce qui a déjà disparu.

Tortoise « TNT »

Tortoise « TNT »

Tortoise signe ici un chef-d’œuvre insaisissable, un album qui traverse les époques sans jamais s’user. TNT, c’est une pulsation, une respiration, un instant suspendu où le temps s’efface pour ne laisser place qu’au son, pur et essentiel.

Oli XL, la froideur qui groove

Oli XL, la froideur qui groove

« Lick the Lens – Pt.1 » n’est pas un simple disque électronique : c’est une chambre d’échos entre passé, présent et futur, un espace où la froideur devient chaleur réflexive, où le son clinique se fait caresse, et où l’écoute trouve enfin son corps.

Collision douce, chaos intime

Collision douce, chaos intime

Avec « Collide », Leif transforme l’électronique en chambre d’échos émotionnelle : un disque de frottements, de souvenirs mal rangés et de matières sonores qui s’entrechoquent sans jamais se neutraliser. Un album discret, mais majeur, qui confirme l’art singulier du producteur britannique à faire de l’accident une esthétique et du fragment une forme de grâce.