Un disque à ranger dans la discothèque des gens exigeants, entre Programme et Expérience, pas loin non plus de Joy Division, The Cure, The Chameleons. Vous avez déjà tous bijoux de 4AD (Bauhaus, This Mortal Coil, Dead Can Dance) ? Ce coup de coeur aux plaisir inconnus est un diamant noir de plus.
Étiquette : Coup de coeur
« Lettres siciliennes » est une œuvre captivante, portée par une réalisation maîtrisée et des performances remarquables. Un film qui mérite amplement ses cinq étoiles.
Pour approcher la pensée de certains philosophes, il parfois meilleur de les découvrir par le livre d’un autre : ainsi lire le « Montaigne » de Stefan Zweig, « L’enquête de Wittgenstein » de Roland Jaccard ou le roman « La Septième fonction du langage » de Laurent Binet à propos de Barthes, permet de se familiariser avec une pensée parfois ardue. Aussi ce roman autour de Walter Benjamin est bienvenu.
Oui, Drieu a été un collabo un vrai mais aussi un putain de romancier. A l’heure où le capitalisme en fin de course veut nous refaire le coup de la guerre, il faut lire ce roman sur le suicide, grand par son style, court par la longueur.
L’histoire officielle ne retient que les vainqueurs. On célèbre les chercheurs d’or qui ont bâti la Californie, les self-made men qui ont transformé une terre vierge en empire. Mais ceux qui ont défriché le terrain, ceux qui ont creusé avant tout le monde, ceux-là finissent toujours par se faire déposséder. Blaise Cendrars le sait, et c’est ce qu’il raconte dans « L’Or ».
Un duel qui s’étire jusqu’à l’absurde, une haine plus tenace que la mort, un frère qu’on croit disparu mais qui revient, encore et encore. « Le Maître de Ballantrae » c’est du Tarantino avant l’heire : un roman d’aventure en forme de piège narratif, un jeu de faux-semblants où l’on croit toucher au dénouement, avant que Stevenson ne relance la partie. Entre manipulations, trahisons et vengeance sans fin, ce thriller explore une vérité plus sombre : les morts ne restent jamais sous terre.
Un éloge du ralenti signé Josh Haden. Un disque où la musique se dilate, où chaque silence est un vertige. Une œuvre suspendue entre le blues, le jazz et l’introspection la plus pure.
La jungle prend du galon : avec « Two Pages », 4hero a redéfini la drum & bass en la tirant vers des sphères insoupçonnées. Un album culte, qui n’a pas pris une ride, et qui continue d’inspirer.
Kelela dépouille son R&B futuriste pour un live intimiste au club Blue Note. Une mise à nu audacieuse où sa voix devient l’instrument principal, révélant la force et la fragilité de son univers.
Peter Perrett revient avec « The Cleansing », un double album où il observe la rédemption d’un œil cynique, entre rage maîtrisée et élégance brisée. Son songwriting acéré et sa voix lasse transforment l’illusion du pardon en un cri d’amertume absolue, porté par une production somptueuse où chaque note tranche comme un rasoir.
