Si vous avez aimé le clip à l’envers de Cibo Matto, pépite du mois dernier, vous devriez adorer celui-ci. Retour en 1997 : « Bentley’s Gonna Sort You Out! » surgit comme un OVNI sonore dans la scène big beat britannique, portée par le duo Richard March (ancien bassiste du groupe Pop Will Eat Itself) – Mike Stokes, (DJ et producteur), qui unissent leurs talents dans ce projet électro délirant.
Étiquette : dance
Si 2025 doit retenir un disque qui danse sur le fil du désir et de l’identité, c’est bien celui-ci. Amaarae n’invite pas à écouter : elle ordonne de bouger, de se perdre, de se retrouver. Et dans l’ombre des stroboscopes, on comprend que la fête est sa manière de raconter le monde : complexe, lumineux, effervescent et radicalement vivant.
En 1969, The Stooges chantaient « 1969 » et en 1990 le Québecois Jean Leloup chantait « 1990 ». Pas besoin de réveiller Cédric Villani pour cette question de chiffres.
« Screamadelica », c’est l’after de l’after, l’aube après une nuit blanche, la descente après l’extase. Plus de trente ans après, certains n’ont toujours pas retrouvé le chemin du bercail. Ils disent qu’ils ont perdu leur Carte Orange, mais leurs yeux rougis trahissent le bobard. L’album n’appartient à aucun genre, c’est une montée (pas celle d’escalier), ou un crash à la J.G. Balard, mais au ralenti. Un disque à écouter à fond, de préférence à 3 heures du matin, dans un état second.
Le successeur de « Debut » incarne l’effervescence de Londres et son esprit avant-gardiste. Entre beats industriels, ballades électroniques et jazz explosif, l’artiste islandaise livre un kaléidoscope sonore qui continue de fasciner. Plongée dans un disque qui a redéfini les frontières de la pop.
Pilier de la scène électronique anglaise, aux côtés de « Dubnobasswithmyheadman » d’Underworld, d »Exit Planet Dust » des Chemical Brothers, et de Prodigy, ce disque sonne aujourd’hui encore comme une anomalie magnifique dans le paysage, un voyage sonore où chaque recoin réserve une surprise, une texture, une vibration. Avec « Leftism », Leftfield a ouvert une brèche dans l’électro moderne. Un disque-pont, un disque-monde, une révolution en basse fréquence.
Pilules, frissons et crampes d’estomac, pas top le programme. Sauf s’il s’agit non d’un retour de virée merdique mais de cet album. La bande de joyeux allumés menée par Shaun Ryder y capture l’agitation frénétique de Manchester au tournant des années 1990, à un moment où la fête devient une philosophie et le chaos une esthétique. C’est une fusion brute entre rock primal et transe rave, une alchimie qui fait suinter l’insolence et l’excès à chaque note. Sous la production impeccable de Paul Oakenfold et Steve Osborne, le groupe parvient enfin à canaliser sa déglingue créative en quelque chose de massif, sensuel et immédiatement addictif.
Le légendaire DJ David Mancuso ouvre les portes de ses soirées légendaires et offre une expérience sonore intemporelle. Préparez-vous à plonger dans l’essence même de la fête new-yorkaise…
11 – Squarepusher « Feed Me Weird Things » (1996) : pas encore atterri sur le label Warp, Squarepusher dynamite la jungle et annonce le drill’n’bass. Un classique absolu, pour oreilles averties.
chronique dispo dimanche 30 mars 2025
12 – Grooverider « Mysteries of Funk » (1998) : un an après l’avènement de « New Forms » Grooverider relève le défi de prouver que la jungle pouvait être aussi avant-gardiste que viscérale. Un disque à redécouvrir.
chronique dispo dimanche 5 avril 2025
13 – Bad Company « Inside the Machine » (2000) : Bad Company a redéfini le paysage drum & bass, annonçant une ère où la production sonore allait devenir plus léchée, plus massive.
chronique dispo dimanche 12 avril 2025
14 – Ed Rush & Optical « Wormhole » (1998) : cet album n’est pas juste une mutation de la drum and bass, c’est une reprogrammation complète du cerveau du genre.
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15 – High Contrast « True Colours » (2002) : High Contrast a démontré que la drum & bass pouvait allier éclat et élégance tout en conservant son énergie taillée pour le dancefloor.
chronique dispo dimanche 19 avril 2025
16 – Pendulum « Hold Your Colour » (2005) : Si un album a réussi à faire passer la drum & bass dans une nouvelle dimension commerciale, c’est celui là . Ce trio australien formé fusionne l’énergie drum & bass avec des éléments rock, trance et electro. Résultat ? Un raz-de-marée qui va influencer la scène pendant plus d’une décennie
chronique dispo dimanche 26 avril 2025
17 – Logistics « Now More Than Ever » (2006) : sorti sur Hospital Records, c’est le chef-d’œuvre de Logistics et un sommet du liquid funk. À l’époque, le genre a déjà pris son envol grâce à High Contrast et Calibre, mais Logistics en livre l’incarnation la plus aboutie.
chronique dispo dimanche 4 mai 2025
18 – Calibre « Second Sun » (2005) : si la drum & bass pouvait avoir un poète, ce serait Calibre. Peu de producteurs ont su capturer l’essence du genre avec autant de finesse, et cette masterclass de liquid funk en est la plus belle preuve.
chronique dispo dimanche 11 mai 2025
19 – London Elektricity « Pull the Plug » (1999) : avant que Hospital Records ne devienne l’un des labels phares du liquid funk, London Elektricity, alias Tony Colman, en était le laboratoire sonore. Son premier album est une curiosité fascinante.
chronique dispo dimanche 18 mai 2025
20 – Adam F « Colours » (1997) : les expérimentations de Goldie, LTJ Bukem et 4hero ont prouvé que ce genre, né des raves et des sound systems, pouvait être bien plus qu’une simple musique de club. Et puis arrive Adam F un album qui va redéfinir le paysage en injectant une dose massive de musicalité et de sophistication.
chronique dispo dimanche 25 mai 2025
Et on finira avec quelques surprises, mais si on le dit c’est plus une suprise alors chut !!!
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En combinant la chaleur de la house vocale et les racines du garage new-yorkais, ces deux volumes rendent justice à l’esprit du club Paradise Garage. Plus qu’une compilation, c’est une porte d’entrée dans un monde où la musique était un rituel, où les DJ étaient des prêtres et les clubs des cathédrales. Trente ans après la fermeture du Garage, ces morceaux continuent d’alimenter les dancefloors. Une claque, et surtout une leçon de groove.
