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Quand la pop apprend à marcher la nuit

Quand la pop apprend à marcher la nuit

Il est des disques qui cherchent la lumière mais « Hats », lui, ne sort qu’à la nuit tombée. Il préfère la pénombre, les reflets sur l’asphalte mouillé, les trajets en taxi sans destination claire, les silences qui pèsent plus lourd que les mots. Paru à l’automne 1989, il reste l’un des sommets les plus discrets, et les plus bouleversants, de la pop britannique de la fin du siècle.

« Le Maître de Ballantrae » : quand les morts reviennent pour se venger

« Le Maître de Ballantrae » : quand les morts reviennent pour se venger

Un duel qui s’étire jusqu’à l’absurde, une haine plus tenace que la mort, un frère qu’on croit disparu mais qui revient, encore et encore. « Le Maître de Ballantrae » c’est du Tarantino avant l’heire : un roman d’aventure en forme de piège narratif, un jeu de faux-semblants où l’on croit toucher au dénouement, avant que Stevenson ne relance la partie. Entre manipulations, trahisons et vengeance sans fin, ce thriller explore une vérité plus sombre : les morts ne restent jamais sous terre.

Mogwai, le rock-monstre

Mogwai, le rock-monstre

Glasgow, 1995. Trois gamins bercés par le shoegaze et l’underground britannique décident de noyer le monde sous des vagues sonores. Stuart Braithwaite (guitare, chant), Dominic Aitchison (basse) et Martin Bulloch (batterie) forment Mogwai, un nom piqué aux Gremlins, sans raison précise, juste parce que ça sonne bien. Barry Burns (claviers, flûte, guitare) les rejoint en 1998, histoire d’élargir encore la palette.

Long Fin Killie « Houdini »

Long Fin Killie « Houdini »

En 1995, le groupe écossais Long Fin Killie publie « Houdini », un premier album aussi insaisissable que son titre le laisse entendre. À mi-chemin entre post-rock, shoegaze et indie rock expérimental, le disque s’écarte des conventions du genre tout en tissant un canevas musical d’une richesse rare.

Aqua Bassino « Beats n’ Bobs »

Aqua Bassino « Beats n’ Bobs »

Le pseudo est italien, mais le genre né à Detroit, l’artiste est écossais et le label français : dès le départ, cet album annonce la couleur, les étiquettes vont valser. En 2002, avec « Beats n Bobs », Jason Robertson livre un disque caméléon qui brouille les frontières entre deep house, nu jazz, downtempo et rythmes africains. C’est une invitation au voyage, mais pas celui que l’on planifie avec un guide : ici, on part à l’instinct, porté par des grooves suaves et des mélodies raffinées.

Cocteau Twins « Four Calendar Café »

Cocteau Twins « Four Calendar Café »

Après l’immense succès de « Heaven or Las Vegas » (1990), les Cocteau Twins passent de chez 4AD à Fontana et y livrent Four Calendar Café, un album qui séduit par sa subtilité. Sans chercher à réinventer leur son, le groupe y glisse quelques touches inédites, tout en restant fidèle à son univers éthéré.

Craig Armstrong "The Space between us"

Craig Armstrong "The Space between us"

En 1997, pour ceux qui ne lisent pas le notes de pochettes des album, c’est un inconnu qui signe l’un des albums les plus remarqués de l’année : originaire de Glasgow, Craig Armstrong est l’arrangeur de Massive Attack. Et il va propulser le trip hop dans une nouvelle dimension : classique, intemporelle, très classe.