Certains groupes marquent leur époque à grands coups de guitares distordues et d’attitude tapageuse, et d’autres, dans un murmure, impriment leur empreinte dans l’inconscient collectif. The Sundays font indéniablement partie de la seconde catégorie.
Étiquette : Royaume-Uni
Derrière son trait faussement léger et son succès critique, « Au-dedans » raconte moins la solitude contemporaine qu’une certaine manière, très occidentale et masculine, de la mettre en récit. Un album sensible, oui, mais aussi un objet très maîtrisé, qui dit autant ce qu’il montre que ce qu’il évite soigneusement.
Alors que la britpop est devenue une rente nostalgique, Pulp signe avec « More » un album tardif, léger et étonnamment revigorant. Sans chercher le retour triomphal ni la posture patrimoniale, Jarvis Cocker et les siens rappellent qu’ils furent là avant tout le monde -et qu’ils savent encore écrire des chansons qui font du bien.
À la fin des années 1990, pendant que l’électronique polit ses surfaces et rêve d’hédonisme global, un disque choisit la rétention. Il ralentit, épaissit l’air, installe un doute durable. Pas une bande-son, pas un manifeste : une zone grise qui refuse de céder.
Cette compilation n’a rien d’un simple produit nostalgique aligné sur l’éternel revival sixties. Publiée par Decca Records, elle agit plutôt comme un retour à l’expéditeur : un label historique exhume son propre catalogue pour rappeler, preuves à l’appui, qu’il fut l’un des réservoirs essentiels -parfois involontaires, du mouvement northern soul.
« Lick the Lens – Pt.1 » n’est pas un simple disque électronique : c’est une chambre d’échos entre passé, présent et futur, un espace où la froideur devient chaleur réflexive, où le son clinique se fait caresse, et où l’écoute trouve enfin son corps.
Né en Chine, installé à Édimbourg, Kanetaker mixe UK garage, grime, bassline et dubstep avec un sens aigu du groove et de la basse lourde. « Menacing » en est une démonstration sèche, presque programmatique. Un titre qui avance à pas lourds, tendu, construit autour d’une ligne de basse épaisse et d’un rythme anguleux, comme tenu en laisse.
Avec ce titre, Sonnee confirme ce que la scène électronique britannique commence à murmurer. Repéré
Sous ses allures discrètes, « Care in the Community » installe Monk & Canatella au cœur de la vague bristolienne. Un premier album criblé de bruitages urbains, de beats brisés et d’ambiances nocturnes, parfait contrechamp sombre et vulnérable à la vague montante du trip-hop en ces années 90.
Un Britannique qui ne cherche pas à séduire en surface, mais sculpte le son comme on travaille le métal ou la pierre. Chaque percussion est un impact, chaque texture un souffle qui s’immisce dans le corps.
