Ce petit jeu britannique transforme une bourgade anglaise en laboratoire de l’absurde, quelque part entre Monty Python et cartoon sous acide. Un OVNI hilarant, écrit au scalpel, qui rappelle que le rire vidéoludique peut encore avoir du style — et un auteur derrière.
Étiquette : Royaume-Uni
Manchester, 1976. Entre les usines qui crachent leur grisaille et la fureur punk qui explose, quatre jeunes gars montent un groupe. Ils s’appellent Warsaw d’abord, puis prennent un nom plus ambigu, plus marquant : Joy Division. Un nom qui claque et qui dérange, inspiré des bordels de l’Allemagne nazie où les prisonnières étaient réduites en esclavage sexuel. Déjà, la marque d’un groupe qui veut mettre l’histoire et la douleur en musique.
Avec cette trilogie, Robert Smith et ses acolytes ont figé l’essence de la mélancolie moderne en musique. Un triptyque où chaque album est une nuance de gris plus profonde que la précédente, un escalier en spirale descendante, sans filet ni retour en arrière. « Seventeen Seconds », « Faith », « Pornography » : trois disques, une seule immersion. Et aucune promesse de salut.
Entre spleen urbain et groove hanté, « Blue Lines » fusionne hip-hop, dub et soul pour inventer un son hypnotique et nocturne. Et jette les bases du trip-hop, une révolution musicale venue d’une ville métissée dont on entrendra beaucoup parler ensuite : Bristol.
En 1988, la house traverse l’Atlantique et s’offre un passeport britannique. Chicago a lancé le
Un flow traînant, des prods vaporeuses et une atmosphère qui oscille entre spleen urbain et rêverie électronique : avec « TUMPIT », Tony Bontana s’impose comme une des voix à suivre du rap UK underground. Un projet à l’identité forte, qui mérite qu’on s’y attarde.
Des artistes britanniques se lèvent contre un projet du gouvernement qui faciliterait l’exploitation de leurs œuvres par l’intelligence artificielle. Faut-il voir une menace existentielle pour la création ou une simple adaptation inévitable au progrès ?
De ses débuts audacieux en 1977 à ses explorations sonores toujours surprenantes, Peter Gabriel s’est
Fondé en 1993 par Laurence Bell et Jacqui Rice, Domino Recording Company est un pilier de l’indépendance musicale britannique. Né dans un Londres où le rock alternatif explosait sous l’impulsion du grunge et du britpop, le label s’est distingué en misant sur des artistes inclassables, oscillant entre pop raffinée, folk introspectif et rock aventureux.
En 1990, Roddy Frame s’éloigne des guitares jangle-pop de ses débuts pour embrasser une écriture plus brute et plus désabusée. Stray marque une transition : influences rock urbain, duo avec Mick Jones de The Clash, et une mélancolie sous-jacente qui teinte l’album d’une maturité inédite.
