Avec « Body and Soul », Joe Jackson pousse encore plus loin ses explorations jazz entamées sur Night and Day. Entre influences be-bop, cuivres éclatants et rythmiques latines, l’album évoque autant Gershwin que Steely Dan, tout en conservant la patte mélodique et sophistiquée de Jackson. Enregistré dans une église pour capter une réverbération naturelle, ce disque est une expérience sonore luxueuse, où pop et jazz fusionnent en toute élégance.
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« Abbaon Fat Tracks » est un condensé de cette philosophie : un titre insaisissable, labyrinthique, où Tricky impose sa propre logique, refusant toute forme de lisibilité traditionnelle. Il ne se livre pas, il se dilue, il trouble, il dérange. Et c’est précisément ce qui en fait une pièce essentielle de l’équation Maxinquaye.
Certaines étoiles mettent des décennies à briller. En 1970, Vashti Bunyan enregistre un album folk d’une pureté absolue, ignoré à sa sortie et devenu culte trente ans plus tard. De son voyage hippie aux Hébrides à son retour miraculeux dans les années 2000, retour sur l’histoire d’une musicienne qui a su attendre son heure.
Le son de ce label ? Basses rondes, atmosphères feutrées et beats langoureux, le tout bercé par un feeling organique qui contraste avec la froideur plus urbaine de certains de leurs contemporains.
Alors que la britpop s’épanouit entre arrogance et second degré, Kula Shaker choisit une toute autre voie : celle du psychédélisme indien et des mantras en sanskrit. « K » est une anomalie vibrante, un disque illuminé qui fusionne guitares fuzz, tambourins et ferveur mystique.
Hip-hop, funk, disco et early house : le collectif Wild Bunch dont est issu Massive Attack, avait peu d’oeillères et beaucoup de goût. DJ Milo, membre fondateur du légendaire collectif bristolien The Wild Bunch, a conçu cette anthologie retraçant l’épopée sonore de cette formation pionnière.
Fondé en 1991 par Richard D. James (alias Aphex Twin) et Grant Wilson-Claridge, Rephlex Records a redéfini la musique électronique en explorant les territoires les plus audacieux de l’IDM, du breakbeat et de l’acid techno.
L’Angleterre a souvent eu besoin de groupes-messies pour réveiller une scène musicale en perte de vitesse. En 1989, Manchester n’attendait plus rien… et The Stone Roses ont tout changé Avec cet album psychédélique et pop, c’est une vague qui a englouti les guitares post-punk et le cynisme des années 80 pour les remplacer par des hymnes planants et insouciants. « The Stone Roses » était une prophétie, une déclaration d’intention : le rock pouvait à nouveau être libre, sensuel et extatique.
Il faut un sacré cran pour reprendre un classique de Robert Palmer et y insuffler une âme nouvelle. Mais le cran, ce sextet vocal féminin britannique l’a, et transforme « Every Kinda People » en un bijou d’harmonies soulful, porté par une interprétation à la fois chaleureuse et poignante.
Le boom bap rencontre la northern soul dans le brouillard de Manchester.
