Tom Waits « Blue Valentine » (Asylum Records), 1978
Étiquette : Disque
Certes, avec ce groupe né des bars rocks de Paris, on n’est pas chez Balzac. Mais « Regards affligés… » offre une plongée profonde dans les méandres de la condition humaine. C’est surtout un album majeur du rock français, entre orgue de barbarie, guitares folk et une rage toute keuponne.
Avec « Hell Is Round the Corner », Tricky n’a pas seulement marqué « Maxinquaye » de son empreinte, il a capturé le malaise des années 90. Ce morceau, à la croisée du trip-hop et d’un spoken word viscéral, est un manifeste de l’ambiguïté, de la dualité, et du chaos intérieur.
Le pseudo est italien, mais le genre né à Detroit, l’artiste est écossais et le label français : dès le départ, cet album annonce la couleur, les étiquettes vont valser. En 2002, avec « Beats n Bobs », Jason Robertson livre un disque caméléon qui brouille les frontières entre deep house, nu jazz, downtempo et rythmes africains. C’est une invitation au voyage, mais pas celui que l’on planifie avec un guide : ici, on part à l’instinct, porté par des grooves suaves et des mélodies raffinées.
Fermez les yeux, nous sommes en 1968. Un an après l’explosion psychédélique de la côte Ouest, alors que le monde se divisait entre l’utopie du Summer of Love et l’amère réalité du Vietnam, un homme s’apprête à livrer son unique album solo. Cet homme, c’est Chester William Powers Jr., alias Dino Valente, un musicien qui a déjà connu le succès avec Quicksilver Messenger Service. Mais, en grande partie à cause de ses déboires avec la drogue, il se retrouve ici seul.
Ceux qui se demandent d’où vient le son sautillant de Franz Ferdinand vont peut être avoir la réponse : du Pérou. Préfacée par Alex Kapranos, qui est fan du genre, cette compilation est une véritable pépite sonore qui nous plonge dans l’univers décalé et vibrant de la chicha péruvienne.
Dans un monde saturé de bruit, « Quiet Is the New Loud » le duo norvégien Kings of Convenience impose une douceur radicale. Au début des années 2000, Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe redéfinissent la folk avec un album minimaliste, intime, où chaque silence devient une déclaration.
Pionnier méconnu de la drum and bass, l’Anglais Alex Reece a marqué 1996 avec son premier album, fusion audacieuse de jazz et de breakbeats, avant de s’éclipser une décennie.
En 1982, animé par une ambition sans bornes, Jackson décide que « stratosphere is the limit » pour donner un successeur à « Off the wall ». Commançant sa mue (il est déjà passé sur le billard et presente un nez affiné et des lèvres amincies), il ne va pas se contenter de créer « juste » un album. Il va façonner sa légende, en inscrivant son nom et celui de « Thriller » dans l’histoire de la musique. À l’encre indélébile. Au point de bouleverser tous les standards et de devenir un monument, rien de moins.
Figurant dans la discothèque rock idéale de Manoeuvre (voir notre article), « A Wizard, A True Star » de Todd Rundgren est sorti en 1973 comme petite bombe. C’est une explosion d’audace musicale, mêlant pop, soul et psychédélisme dans un tourbillon expérimental qui défie les genres. Né en 1948 et toujours de ce monde, Rundgren, tel un savant fou, expérimente sans relâche, entremêlant pop, soul, prog et psychédélisme pour créer un kaléidoscope musical unique. Un voyage audacieux et inoubliable dans l’esprit d’un génie insaisissable.
