Le jazz de Daïan navigue avec panache entre groove, dadaïsme et inspirations éclectiques. Sur scène comme sur disque, ce touche-à-tout audacieux tisse une musique élégante et métissée.
Étiquette : Disque
1968, une année où tout explose, tout brûle, tout change. Et au milieu de ce chaos, un petit groupe anglais à la mèche bien peignée lâche une bombe discrète qui ne fera que des « flop » sur le moment avant d’exploser des décennies plus tard : « Odessey and Oracle ». Oui, avec une faute d’orthographe dans le titre, mais après tout, ça colle. Les Zombies, ces types qui avaient déjà envoyé la concurrence au tapis avec « She’s Not There » en 1964, reviennent avec une collection de chansons tellement lumineuses qu’on se demande s’ils n’ont pas distillé du soleil en vinyle.
En 1997, le Suisse Jean Bart, auteur-compositeur-interprète qui restera à jamais un mystère, dévoile « Modern Style », une chanson écrite en collaboration avec le parolier Yves Sarda et qui figure sur l’album intitulé (prenez une grande respiration) « Affaire Classée Avec Fracas Et Pertes, J’en Ai Trop Vu, Des Mûres Et Des Pas Vertes ».
Avec son titre inspiré par le tableau de Grant Wood (photo ci-contre), « American Gothic » est une radiographie d’une Amérique tourmentée, un miroir tendu aux âmes perdues et aux rêves inachevés. Si l’œuvre de David Ackles reste confidentielle, elle n’en demeure pas moins essentielle pour ceux qui cherchent, au-delà des paillettes, la poignante beauté de la vérité humaine.
Déflagration sonore qui, en 1965, a propulsé le blues rock britannique dans une nouvelle ère,
Le duo américain Big Blood, formé en 2006 à South Portland, Maine, par Colleen Kinsella
Originaire de Philadelphie, le groupe soul Velvet Moon Society est formé en 1974 par le bassiste virtuose James « The Doctor » Franklin et le chanteur charismatique Marcus « Moon » Johnson. L’album dont il est question sort l’année suivante et a tout du chaudron magique, fusion de soul, funk et jazz.
En 1967, Laura Nyro, jeune auteure-compositrice-interprète de New York, dévoile son premier album, « More Than a New Discovery », rebaptisé « The First Songs » en 1969. Ce recueil de compositions originales, imprégné de soul, de jazz et de pop, marque le début d’une carrière exceptionnelle.
En combinant la chaleur de la house vocale et les racines du garage new-yorkais, ces deux volumes rendent justice à l’esprit du club Paradise Garage. Plus qu’une compilation, c’est une porte d’entrée dans un monde où la musique était un rituel, où les DJ étaient des prêtres et les clubs des cathédrales. Trente ans après la fermeture du Garage, ces morceaux continuent d’alimenter les dancefloors. Une claque, et surtout une leçon de groove.
Il est des œuvres qui vous saisissent, qui dépassent la simple écoute pour devenir une expérience spirituelle, rien de moins. Sorti en 1965, « A Love Supreme », chef-d’œuvre du jazzman John Coltrane appartient à cette espèce rare : plus qu’un album, c’est une prière, une ode à l’absolu, à la transcendance. Prophète sonore, Trane nous apprend que parfois, seule la musique permet d’exprimer l’ineffable.
