Un trip-hop accessible, entre caresses électroniques et pop vaporeuse.
Étiquette : musique
C’est l’album du retour, mais aussi celui de l’adieu. Six ans après « Brothers in Arms », qui avait propulsé Dire Straits au rang de mastodonte planétaire, On Every Street arrive comme une réponse tardive à un succès devenu trop lourd à porter. Mark Knopfler, plus solitaire que jamais, signe ici un album crépusculaire, loin de l’exubérance des années 80.
Si Lou Reed et John Cale, deux anciens du Velvet Underground, décident de se retrouver, c’est pour rendre hommage à leur mentor, patron de la Factory : Andy Warhol. « Songs for Drella » est une élégie, un adieu sans concession à celui qui les a façonnés, aimés et trahis.
Écouter « Ágætis Byrjun », c’est faire un pas de côté, quitter un instant notre monde trop bruyant pour se perdre dans une aurore boréale. C’est un album à écouter seul, un casque sur les oreilles, en fermant les yeux, et en laissant la magie opérer.
Avec « Psyence Fiction », James Lavelle et DJ Shadow signent l’un des disques les plus fiévreux, mutants et hantés de cette fin de siècle. Un laboratoire paranoïaque où hip-hop, rock et électronique se télescopent dans un chaos somptueux.
Quel ambitieux, ce Goldie ! Le nouvel album du prodige de la drum and bass est un double CD. Un album à la fois généreux sur la durée et exigeant, qui fera date dans l’histoire du genre.
Avec leur deuxième album, Portishead abandonne la brume bleutée de « Dummy » pour quelque chose de plus cru, plus hostile, presque clinique. Un disque qui suinte la paranoïa, la honte, la beauté. Et qui consolide le trio comme l’un des groupes les plus singuliers de la décennie.
Photek, c’est la jungle en état de grâce, pas moins. Avec l’Anglais Rupert Parkes, aka Photek, la jungle n’est plus une musique technologique née au milieu des années 90 et qui puise autant dans le hip hop que dans le reggae, ce n’est plus une vague cousine du dub. Sur « Modus Operandi », la musique semble venir de plus loin, de nulle part, du fond des âges.
