Mois : septembre 2026

Le calme trompeur de l’après-guerre

Le calme trompeur de l’après-guerre

Avec « Les Maisons parachutées », Didier Daeninckx remonte le temps jusqu’à une France provinciale du début des années 50 où les morts de la guerre ne sont pas encore tout à fait morts. Une enquête lente, précise, qui se savoure chapitre après chapitre et dont le titre ne révèle son sens qu’à la dernière page.

Gregor, les éclairs et… les pigeons

Gregor, les éclairs et… les pigeons

Avec Gregor, Jean Echenoz s’inspire très librement de Nikola Tesla pour raconter un homme dévoré par ses inventions, qui semble progressivement se retirer du monde. Un roman tendre et légèrement acide sur l’obsession, le génie qui ne rapporte pas forcément d’argent et les pigeons.

Labradford, poètes du minimalisme

Labradford, poètes du minimalisme

Labradford, c’est l’évanescence érigée en art. Trio américain originaire de Richmond, Virginie, formé par Mark Nelson, Carter Brown et Robert Donne, ils ont redéfini le post-rock dans les années 90 en lui retirant ses derniers atours rock. Loin des envolées lyriques d’un Mogwai ou des compositions mathématiques d’un Tortoise, Labradford a déployé un art du murmure et de la lenteur, où chaque note semble suspendue dans l’espace.

La transformation selon Aaron Shaw

La transformation selon Aaron Shaw

Pour décrire cet album, Pitchfork a dit qu’il est recommandé si vous aimez « Ptah, the El Daoud, Mwandishi, la musique comme force de guérison, la théosophie, un jazz essentiellement organique avec de temps en temps un petit synthé qui fait des gribouillis, des interprétations de Chick Corea et de Kendrick Lamar ». On pourrait ajouter : les nuits brumeuses de Los Angeles, Alice Coltrane, les voyages intérieurs et cette idée, assez ancienne dans le jazz, que jouer de la musique revient parfois à tenter de remettre le monde en ordre.

Factory Records, l’utopie mancunienne

Factory Records, l’utopie mancunienne

Plus qu’un simple label, Factory Records était une révolution culturelle. Fondé en 1978 à Manchester par Tony Wilson, Alan Erasmus et Peter Saville (aux pochettes légendaires), il a redéfini le post-punk et posé les bases de la new wave, du rock alternatif et même de la rave culture. Expérimental, avant-gardiste, Factory était aussi un chaos financier absolu, culminant avec l’aventure de l’Hacienda, club mythique et gouffre économique.

Les fantômes de Cancer House

Les fantômes de Cancer House

Après quelques essais confidentiels, Cancer House sort de l’ombre pour mieux nous y replonger avec « The Moth », premier véritable album où le slowcore prend des airs de bande-son d’une lande battue par les vents.