« Lettres siciliennes » est une œuvre captivante, portée par une réalisation maîtrisée et des performances remarquables. Un film qui mérite amplement ses cinq étoiles.
Étiquette : film
Dans « Rien à foutre », Emmanuel Marre et Julie Lecoustre envoient Adèle Exarchopoulos en cabine d’une compagnie low cost. Le rêve d’hôtesse de l’air s’y dégonfle à chaque vol, et le film décolle justement parce qu’il refuse tout glamour.
Certes, Jeffrey Lebowski, alias le Duc, traîne ses guêtres dans les allées du bowling local, bière à la main et robe de chambre en guise de tenue de combat. Mais le bowling n’est qu’un décor, un espace où se rejoue l’absurdité du monde, où s’échouent les âmes perdues de Los Angeles. Un lieu de rendez-vous, pas un but en soi.
Le métier d’un journaliste est d’angler ses sujets, mais que faire quand la ressortie d’un film en permet plusieurs ? Eh bien, ne boudons pas notre plaisir et passons les tous en revue… car ce « Caligula » aux décors sardanapalesques, signé Tinto Brass est un film hors normes à bien des égards et mérite une chronique pas comme les autres.
Le personnage de Jacques incarné par Jean-Marc Barr dans « Le Grand Bleu » est une sorte d’ « Etranger » de Camus en combinaison de plongée.
On savait grâce au film « Victoria » avec Virginie Efira et Adèle Exarchopoulos, que Justine Triet sait savamment emmêler un écheveau narratif et jouer à fond le double/trouble jeu des personnages en scruatnt à fond leur psychologie, et cela se confirme avec cette « Anatomie d’une chute », récompensée d’une Palme d’Or ce printemps à Cannes.
Nanni Moretti troque sa Vespa contre une trottinette, mais ne change pas de cap. Avec « Vers un avenir radieux », il met en scène un cinéaste en décalage avec son époque et signe une synthèse joyeuse de tout son univers : politique, chansons, danse et obsessions. Un film qui galvanise.
« Leïla et ses frères » de Saeed Roustaee, sorti le 24 août 2002, distribution : Wild Bunch.
Le choc des banlieues et des beaux quartiers a toujours fonctionné (adapté d’une histoire vraie « Intouchables » avec Cluzet et Sy, en 2011, était construit sur ce principe) et Yvan Attal y recourt dans « Le Brio » (2017), qui voit la jeune recrue du cinéma Camélia Jordana se frotter à celui qui fait peu peu figure d monstre sacré : Daniel Auteuil, qui a joué avec les plus grands (Berri, Sautet, etc).
Première réalisation réussie pour Laurent Lafitte. On tient peut-être notre Woody Allen français.
