L’album « Essex Honey » est arrivé ans fracas, sans slogan, lesté d’un poids intime qui n’a pas besoin d’être surligné. Après plusieurs années de silence discographique sous le nom de Blood Orange, Dev Hynes signe son album le plus retiré -et peut-être le plus bouleversant. Un disque de deuil, oui, mais surtout un disque d’après.
Étiquette : electro
Avec « Untrue », son deuxième album, Burial transforme la noirceur urbaine en matière sensible. Une musique de pluie nocturne, de voix fantomatiques et de basses qui ne frappent plus, mais enveloppent. Un disque qui s’écoute comme on traverse une ville endormie, porté par la mélancolie diffuse de ce qui a déjà disparu.
À la fin des années 1990, pendant que l’électronique polit ses surfaces et rêve d’hédonisme global, un disque choisit la rétention. Il ralentit, épaissit l’air, installe un doute durable. Pas une bande-son, pas un manifeste : une zone grise qui refuse de céder.
À la fin des années 90, certains disques sortaient sans demander qu’on les remarque. Publié dans l’angle mort d’un label déjà mythifié, celui-ci refusait le groove, l’instant et la postérité. Une électronique lente, trouble, presque effacée, qui disait moins le futur que le droit de ne pas en avoir.
Depuis leurs débuts à Düsseldorf au milieu des années 90, Mouse on Mars, duo formé de Jan St. Werner et Andi Toma, navigue entre techno, IDM, ambient et expérimentations sonores. Toujours à la frontière entre la rigueur allemande et le chaos organique. Leur musique, à la fois cérébrale et tactile, semble dialoguer avec le monde numérique autant qu’avec le vivant.
« Lick the Lens – Pt.1 » n’est pas un simple disque électronique : c’est une chambre d’échos entre passé, présent et futur, un espace où la froideur devient chaleur réflexive, où le son clinique se fait caresse, et où l’écoute trouve enfin son corps.
Avec ce titre, Sonnee confirme ce que la scène électronique britannique commence à murmurer. Repéré
Premier album, premières audaces : Ehua plonge dans la bass music avec des beats fracturés, des voix fragiles et des respirations électroniques. « Panta Rei » ne suit aucune règle, mais annonce déjà un univers singulier et prometteur.
Avec « Londinium », Archive délivre l’un des disques les plus sombres, tendus et majestueux du trip-hop britannique. Une œuvre totale, claustrophobe et sublime, qui pose les bases d’un groupe déjà trop grand pour son époque.
Oneohtrix Point Never « Tranquilizer » (Warp Records), 2025
